Masculinisme : le Haut conseil à l’égalité (HCE) raconte n’importe quoi
Le 21 janvier, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) a publié son rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France, intitulé « La menace masculiniste ». Il se fonde sur un sondage réalisé en novembre 2025, le Baromètre Sexisme, commandé par le HCE lui-même. À partir de réponses à des questions très générales, comme les inégalités de traitement, le partage des dépenses du foyer, les violences physiques, les quotas en entreprise ou encore les tâches ménagères, le HCE en déduit que la France « s’inscrit pleinement dans le modèle international d’un sexisme à double dimension, à la fois hostile et paternaliste » et que « 17 % des personnes âgées de 15 ans et plus, soit près de 10 millions d’individus, adoptent des attitudes relevant du sexisme hostile ».
Pour véhiculer l’idée d’un sexisme prégnant dans la société, ce comité Théodule juge pertinent de reprendre, par exemple, le chiffre de 51 % des femmes ayant déclaré avoir déjà été « moins bien traitées dans leur vie de famille », sans plus de détails, et qui repose uniquement sur des impressions personnelles. Lorsque l’on regarde le sondage de plus près, on se rend compte, au contraire, que l’écrasante majorité des sondés rejette justement ce qui s’apparente à du sexisme (pornographie, discrimination à l’embauche à compétences égales, obstacles aux responsabilités politiques, etc.) et ce qui relève de la violence physique. Mais cela ne semble pas suffire pour le HCE, qui préfère sélectionner les données qui l’arrangent pour justifier sa théorie d’une oppression systémique.
Ce rapport de 100 pages en dit probablement plus sur les auteurs que sur la société française en tant que telle. Le HCE définit le « masculinisme » comme « l’une des formes les plus structurées de l’antiféminisme contemporain » et met dans le même sac des phénomènes totalement différents, qui ne se rejoignent pas nécessairement (critiques du féminisme, mouvement des droits des pères, tradwifes – un mouvement qui prône un retour au modèle des femmes au foyer des années 50…).
Des concepts fragiles, une méthodologie bancale… Fallait-il s’attendre à mieux de la part du HCE ? Aux dernières nouvelles, ses membres se plaignaient de ne pas avoir suffisamment de choses à faire. Il serait peut-être temps de supprimer cette institution, non seulement pour qu’ils se trouvent un vrai travail, mais aussi pour qu’ils cessent de propager de fausses analyses aux frais du contribuable.
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