Rennes battu chez lui par des Marocains
C’est un résultat qui détonne dans le paysage habituellement feutré de La Piverdière. Mardi, sur ses propres installations, la relève du Stade Rennais a concédé une défaite spectaculaire (3-5) lors d’une rencontre de gala organisée en marge des calendriers officiels. Pourtant classé 4e meilleur club formateur d’Europe par le CIES, juste derrière les géants espagnols et parisiens, le club breton a subi la loi d’une délégation étrangère venue se tester dans l’Hexagone. Ce revers, bien que sans incidence comptable, écorne symboliquement l’image d’invincibilité de la formation « Rouge et Noir » à domicile.
Rennes chute lourdement en amical face à son partenaire marocain
Le bourreau des Rennais n’est autre que l’Académie Mohammed VI. Partenaire privilégié du club français, la structure basée à Rabat confirme sa montée en puissance internationale. Dans ce match censé célébrer la coopération technique entre les deux entités, les visiteurs ont fait preuve d’un réalisme froid face à une équipe rennaise mixant U19 et U23. Cette opposition a mis en lumière la qualité technique de la formation marocaine, capable de rivaliser, et même de surclasser sur 90 minutes, les standards d’un des centres les plus performants de Ligue 1.
Si la communication en Ille-et-Vilaine a préféré insister sur le caractère « fructueux » de cette collaboration, évitant de dramatiser le score, l’écho est tout autre de l’autre côté de la Méditerranée où ce succès est perçu comme une validation du modèle de formation local. Ce partenariat a déjà prouvé sa valeur par le passé, notamment via les transferts de joueurs comme Nayef Aguerd, consolidant les passerelles entre la Bretagne et le Royaume chérifien.
Une alerte sans frais ?
Pour la direction rennaise, cet accroc ne remet pas fondamentalement en cause les indicateurs structurels qui placent le club au sommet de la hiérarchie européenne des formateurs. Toutefois, ce score fleuve de cinq buts encaissés à la maison pourrait inciter les éducateurs bretons à resserrer les boulons défensifs. C’est une piqûre de rappel salutaire prouvant que le statut ne suffit pas toujours face à une opposition décomplexée, venue en France pour bousculer la hiérarchie établie.