Добавить новость
World News


Новости сегодня

Новости от TheMoneytizer

Loi de finances 2026 : "S’il n’y a pas de budget, ce n’est peut-être pas forcément une mauvaise chose"

La teneur des débats en Commission des finances sur le budget est souvent un bon indicateur de ce qui s'annonce à l'Assemblée nationale. Coup sur coup, ses membres - qui partaient de la copie adoptée par le Sénat en décembre - ont rejeté, les 9 et 10 janvier, les volets recettes et dépenses du projet. Une commission où plusieurs groupes ont brillé par leur absence.

Charge maintenant à tous les députés d’examiner le texte à partir de ce mardi 13 janvier. Pour Nathalie Janson, professeur d’économie à Neoma Business School et présidente du think tank libéral Génération Libre, il y a fort à parier que les discussions n’aboutiront pas sur un compromis. Selon elle, il faut surtout se projeter sur l’après-2027, date à laquelle de véritables réformes structurelles pourront (enfin) être mises en place.

L’Express : Que vous inspire ce nouvel épisode du débat budgétaire à l’Assemblée ?

Nathalie Janson : Je suis assez pessimiste. Lors des débats précédents, nous avons bien vu que des compromis ont presque toujours été trouvés autour des hausses d’impôts, et très rarement sur la baisse ou la révision des dépenses. Il n’est donc pas très surprenant que le Sénat ait finalement refusé de s’accorder avec les députés.

En même temps, je fais partie de ceux qui se disent que l'absence de budget n’est pas forcément une mauvaise chose. Beaucoup de pays ont déjà connu cette situation, comme la Belgique ou l’Espagne, qui est actuellement dans le même cas. La croissance relativement surprenante de la France montre peut-être aussi qu’on n’a pas besoin de changements majeurs à court terme pour que les entreprises continuent à fonctionner.

On peut se demander s’il ne vaut pas mieux, finalement, ne rien faire de très significatif par rapport à l’existant jusqu’en 2027. De toute façon, on sait très bien que d’ici là, la situation politique restera extrêmement compliquée. Je ne vois pas par quel miracle la composition de l’Assemblée nationale pourrait évoluer de manière décisive. Avec, en plus, les élections municipales à venir, je ne crois pas beaucoup à la possibilité d’un accord ambitieux.

On pourrait très bien se contenter d’une loi spéciale pendant plusieurs mois. Elle permet de limiter les dépenses et de reproduire ce qui a été fait l’an dernier : ce n’est pas idéal, mais ce n'est pas non plus la pire des solutions. Au moins, elle réduit aussi le risque de mauvaises décisions, comme des hausses d’impôts mal pensées ou des surtaxes bricolées faute de mieux. Aujourd’hui, on a vraiment l’impression qu’on racle les fonds de tiroirs, sans plan cohérent.

Risque-t-on d’aboutir à un budget a minima, destiné à contenter un peu tout le monde, avec quelques hausses d’impôts et des baisses de dépenses limitées ?

Tout dépend de la stratégie du gouvernement. Si le Premier ministre maintient sa ligne consistant à ne pas recourir au 49.3, il devra nécessairement aller chercher un compromis minimal. Les socialistes, à un moment, devront montrer qu’ils sont prêts à voter un budget. Or, pour qu’ils le fassent, ils exigeront une hausse des recettes.

Si le gouvernement décide de recourir au 49.3, il pourra évidemment limiter certaines hausses d’impôts et faire davantage de choix assumés, en construisant un budget qui lui paraît plus soutenable. Mais il ne pourra pas aller trop loin non plus, au risque de s’exposer à une motion de censure. L’équilibre est très étroit.

Il n’y a pas vraiment d’espoir à court terme

Les débats auxquels nous assistons depuis septembre ne laissent pas entrevoir d’autre perspective. On tourne toujours autour des mêmes thèmes, des mêmes obsessions : l’idée que les plus riches ne paieraient pas assez d’impôts, ce qui est un non-sens total, ou encore que lorsque les entreprises réalisent des profits élevés, ce serait forcément inacceptable et qu’il faudrait les taxer davantage pour qu’elles aussi assument le fardeau. Je ne vois pas émerger autre chose dans le débat public actuel.

Vous avez présenté en octobre dernier un contre-budget. Quelles seraient selon vous les mesures indispensables ?

Il y a en France toute une dimension largement absente du débat. Pour le dire simplement, il faudrait repenser en profondeur le niveau et l’efficacité de la dépense sociale. Il s’agit de libérer et de responsabiliser davantage, pour redynamiser une économie aujourd’hui engluée.

Une économie qui protège, certes, mais pas forcément les bonnes personnes ni de la bonne manière. On a l’impression d’un pays un peu endormi, trop béni, trop soutenu par un État qui, paradoxalement, le fait mal. Ce qui est assez désespérant dans le débat politique actuel, c’est qu’on ne voit pas, pour l’instant, qui serait en mesure de repenser en profondeur le rôle de l’État. Or nous en sommes là. Il faut repenser le rôle de l’État, et le faire dans une forme moderne.

De quelle manière ?

On pourrait avoir des fonctionnaires plus efficaces et mieux valorisés, si on les positionnait sur des missions à réelle valeur ajoutée

Aujourd’hui, nous sommes dans une dynamique marquée par l’IA et la digitalisation. Ces bouleversements ouvrent énormément de chantiers. On ne peut pas maintenir, par exemple, une fonction publique aussi importante alors même que l’État se digitalise. On pourrait avoir des fonctionnaires plus efficaces et mieux valorisés, si on les positionnait sur des missions à réelle valeur ajoutée et si l’on supprimait, grâce à la digitalisation, des tâches qui ne servent pas à grand-chose et qui pèsent sur la productivité globale.

La même logique s’applique aux dépenses sociales, autre exemple de mauvaise gestion de l’Etat. Des réformes simples peuvent être efficaces, comme celle de regrouper les aides en une seule allocation, déjà éprouvée ailleurs avec une certaine efficacité. Au lieu de multiplier les dispositifs, en créer un seul permet de réduire le nombre d’agences qui s’en occupent, de supprimer un millefeuille administratif inutile, et surtout de cibler plus directement les personnes qui en ont réellement besoin. L’identification est meilleure et là encore, les outils d’IA peuvent être très utiles pour cibler plus finement. Ce sont des réformes qui ne nécessitent pas des moyens considérables.

La croissance française a été meilleure que prévu en 2025. Que nous réserve cette nouvelle année selon vous ?

La croissance de 2025 n’a pas été spectaculaire, mais elle a sans doute été moins mauvaise que ce que l’on craignait. On peut s’attendre à une dynamique similaire en 2026, surtout en l'absence d'un nouveau budget. Toutefois, on sent monter une contestation chez certains patrons, notamment à travers l’initiative "Trop, c’est trop".`

Si cette colère devait encore s’amplifier, ce serait une situation inédite en France. À ma connaissance, un phénomène comparable a existé en Suède en 1983. C’est un signal à suivre de près, qui traduit le fait que les acteurs économiques n’ont pas une perception positive de la situation actuelle. Il est donc possible que l’activité soit, cette année, plus atone qu’on ne le pense.

Читайте на сайте


Smi24.net — ежеминутные новости с ежедневным архивом. Только у нас — все главные новости дня без политической цензуры. Абсолютно все точки зрения, трезвая аналитика, цивилизованные споры и обсуждения без взаимных обвинений и оскорблений. Помните, что не у всех точка зрения совпадает с Вашей. Уважайте мнение других, даже если Вы отстаиваете свой взгляд и свою позицию. Мы не навязываем Вам своё видение, мы даём Вам срез событий дня без цензуры и без купюр. Новости, какие они есть —онлайн с поминутным архивом по всем городам и регионам России, Украины, Белоруссии и Абхазии. Smi24.net — живые новости в живом эфире! Быстрый поиск от Smi24.net — это не только возможность первым узнать, но и преимущество сообщить срочные новости мгновенно на любом языке мира и быть услышанным тут же. В любую минуту Вы можете добавить свою новость - здесь.




Новости от наших партнёров в Вашем городе

Ria.city
Музыкальные новости
Новости России
Экология в России и мире
Спорт в России и мире
Moscow.media










Топ новостей на этот час

Rss.plus