Caracas : impressionnante supériorité militaire américaine face aux systèmes de défense russe et chinois
Depuis des mois, l’espoir des libéraux est mis à rude épreuve : par le réveil du protectionnisme affirmé – en Amérique, en Chine, en Inde, en Russie, en Turquie et, malheureusement, aussi en Europe. Et par la persistance de régimes autoritaires qui se réclament souvent du socialisme et tiennent leur peuple sous le joug d’un parti unique et d’une autocratie liberticide, en Algérie ou en Iran notamment.
Investissant Caracas dans la nuit du 3 janvier dernier, la force aéronavale américaine – bizarrement baptisée « Absolute Resolve »[1]– souhaite mettre un point final à la dictature sanguinaire et prédatrice de Nicolà Maduro ; à brève échéance et sous réserve d’un prochain inventaire, tant mieux pour ce pauvre peuple « bolivarien » dont un tiers a dû s’expatrier pour échapper à l’appauvrissement maffieux provoqué par ce despote et par son prédécesseur Chavez.
Ce coup de maître porte l’empreinte d’une partie de l’Etat profond américain que notre chronique politique avait quelque peu négligée depuis vingt ans : celle qui conduit les forces armées sur terre, dans l’air et sur les mers, et qui pilote le réseau mondial de renseignement le plus riche et le mieux équipé du monde actuel.
Certes, cette opération a été endossée par le président Trump : mais elle ne porte aucunement sa marque de fabrique, bien au contraire : elle vient de loin ; conçue dans la plus grande discrétion, elle n’a laissé aucune chance au hasard ; elle fut exécutée avec une parfaite coopération, inter-armes et inter-ministérielle, ce qui déroge absolument aux manières du président lui-même qui, très probablement, n’en a donc pas été le véritable instigateur !
Ce coup de force prépare-t-il un tournant politique ? Peut-être. Nous y reviendrons plus tard. Bornons-nous ici à trois brèves leçons que révèle cette « opération américaine spéciale », pourrait-on dire en empruntant la tournure au Kremlin :
1/ Les Etats-Unis confirment avec éclat leur maîtrise de l’air, de l’espace et des mers, une maitrise sans équivalent à ce jour ; leur force de frappe conventionnelle est indiscutablement supérieure à celles que peuvent mobiliser d’autres « puissances militaires », fussent-elles l’émanation d’un milliard d’hommes comme celles d’Inde ou de Chine communiste !
2/ Les systèmes de veille et de défense anti-intrusion que les Russes ont fourni et vendu cher à leurs affidés à travers le monde -au Venezuela, en l’occurrence, mais aussi à l’Algérie et à d’autres pays à travers le monde- n’ont pas tenu longtemps face aux capacités de contre-mesure, de détection et de brouillage multifréquences des aéronefs américains qui ont neutralisé en quelques minutes ce système russe et détruit ses batteries, les unes après les autres.
3/ Face à une pareille maîtrise des armes conventionnelles, il n’existe probablement guère de lieu ni de pays qui puisse résister longtemps à une pareille attaque. Ce constat sape donc définitivement le fondement intellectuel et politique du Traité de non-prolifération nucléaire auquel seuls des diplomates croient encore : nous découvrons, avec angoisse, que seul un arsenal nucléaire autonome pourrait dissuader d’une telle attaque !
L’année 2026 s’ouvre donc sur un abîme stratégique : l’éphémère remplaçant de Vladimir Poutine à la présidence russe, Dimitri Medvedev, ne s’y est pas trompé : seize heures à peine après la capture de Maduro par les agents du FBI américain, il en tirait cette conclusion: « Aucun pays ne pourra plus désormais garantir sérieusement son autonomie, sinon par son arsenal nucléaire ! » La messe est dite. Les libéraux tremblent !
[1]Que l’on hésite à exprimer en bon français : « solution finale » dont ce serait pourtant la traduction fidèle !
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