Les prélèvements obligatoires sur les entreprises sont cinq fois plus élevés que les aides
Depuis la commission d’enquête sénatoriale sur « l’utilisation des aides publiques aux grandes entreprises et à leurs sous-traitants », le chiffre de 211 milliards d’euros (Md€) d’aides publiques est considéré comme indiscutable.
Contrepoints l’a dénoncé : ce chiffre est faux et idiot. L’ancien magistrat à la Cour des comptes et animateur du site internet Fipeco, François Écale, vient de le confirmer dans une nouvelle étude.
En 2024, écrit-il, les prélèvements obligatoires sur les sociétés non financières (impôts sur la production, impôts sur les bénéfices et cotisations sociales patronales) se sont élevés à 382 Md€, soit 25,2% de leur valeur ajoutée. Le montant des aides reçues par celles-ci était de 73 Md€, soit 4,8% de leur valeur ajoutée. C’est-à-dire cinq fois moins !
Ainsi, les prélèvements obligatoires sur les sociétés non financières nets des aides reçues ont atteint 309 Md€ en 2024, soit 20,4% de leur valeur ajoutée. Ce chiffre place la France à la troisième place de l’Union européenne, derrière Chypre et la Suède (23,2%), loin devant l’Allemagne (11,8%).
Lorsque des entrepreneurs ou des think tanks, comme l’IREF, critiquent la pression fiscale qui s’exerce sur les entreprises, il leur est immédiatement rétorqué que les impôts sont largement compensés par les aides. L’étude de Fipeco montre l’inanité de cette affirmation.
Si on supprimait toutes les aides aux entreprises, la France se maintiendrait sur le podium des pays européens qui taxent le plus leurs entreprises. Il n’y a, par conséquent, pas d’autre alternative que de baisser la pression fiscale si l’on tient vraiment à aider nos entreprises.
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