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ArcelorMittal : l’Assemblée approuve une loi visant à nationaliser l’aciériste, le gouvernement contre

L’Assemblée nationale a adopté jeudi 27 novembre en première lecture une proposition de loi LFI visant à nationaliser ArcelorMittal France, dans un contexte de grande difficulté pour la sidérurgie française. Le gouvernement, défavorable à la mesure, a critiqué ce vendredi une "réponse populiste à un problème structurel".

A l’issue du scrutin les Insoumis ont salué une "victoire historique" par la voix de leur cheffe de groupe Mathilde Panot. Jean-Luc Mélenchon a lui lu dans ce vote une "page d’histoire à l’Assemblée nationale". L’avenir de la proposition de loi est toutefois hautement incertain, car il lui sera difficile d’être adoptée au Sénat, dominé par la droite et le centre.

En dépit de débats tendus, entre LFI accusant le RN d’obstruction, et le groupe de Marine Le Pen reprochant aux Insoumis de susciter de "faux espoirs" pour les salariés, le texte a été adopté par 127 voix contre 41. Il a reçu le soutien de la gauche (insoumis, socialistes, écologistes et communistes) et le RN s’est abstenu. Le camp gouvernemental, peu mobilisé jeudi, a voté contre.

Une "évidence politique" ?

La loi "ne sera pas appliquée", a prédit a contrario le député Horizons Sylvain Berrios. Le Sénat, dominé par la droite et le centre, "ne votera jamais votre loi et il n’y aura pas de nationalisation avant la présidentielle", a lancé Jean-Philippe Tanguy (RN). "Je ne vois pas pourquoi nous n’y arriverons pas […] plus ça ira, plus on verra comme une évidence politique qu’il faut nationaliser ArcelorMittal", a répliqué la rapporteure Aurélie Trouvé.

Son texte dispose que "la société ArcelorMittal France est nationalisée", et prévoit un mécanisme pour déterminer sa valeur (le coût d’une nationalisation est chiffré à trois milliards d’euros). Les Insoumis y voient "l’unique solution" pour sauver la filière et ses 15 000 emplois directs, a insisté Aurélie Trouvé. Avec pour objectif de lutter contre le plan social annoncé en avril et relancer la décarbonation des hauts-fourneaux.

Le gouvernement y est au contraire défavorable, le ministre de l’Industrie Sébastien Martin avertissant lors des débats que la loi "fragiliserait l’emploi au lieu de le protéger", et estimant que la menace vient plutôt d’un "tsunami" d’acier asiatique. Pour lui, la réponse se trouve "à Bruxelles", rappelant que la France a obtenu un plan d’urgence européen : au-delà d’un certain volume d’importations, des droits de douane de 50 % seront appliqués pour freiner la concurrence chinoise, mesure que Paris veut rendre effective dès 2026. "Arrêtez de faire croire qu’un changement de propriétaire, ça résoudra (le) problème" des salariés d’ArcelorMittal, a abondé Marie Lebec (Renaissance).

Les socialistes défendent davantage une "mise sous tutelle" qu’une nationalisation, mais ont voté pour le texte. Sur le fond, le RN, qui capte une large partie du vote ouvrier, n’est pas favorable à une nationalisation. Le groupe de Marine Le Pen plaide pour une "golden share", droit de veto de l’État sur les décisions stratégiques sans gestion directe.

L'exécutif fustige une "prétendue formule magique"

L’examen du texte s’est déroulé sous la surveillance de salariés de l’entreprise, certains ont été salués dans les tribunes des spectateurs par les députés. A l’appel de la CGT quelque 300 personnes, selon une source policière, venues en bus des sites du Nord et de Moselle, ont manifesté dans la matinée sur l’esplanade des Invalides, à proximité de l’Assemblée, pour soutenir le texte.

Ce vendredi matin, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a appelé l'exécutif à respecter le "vote historique" des députés. "Il faut que le gouvernement mette en œuvre, sans attendre, ce vote, et nous appelons également les sénateurs à inscrire à l'ordre du jour, au plus vite, cette proposition de loi pour que la nationalisation aille à son terme", a-t-elle déclaré à l'AFP. "Depuis 20 ans", le président du groupe, Lakshmi Mittal, "a raconté tout et n'importe quoi aux responsables politiques en faisant croire qu'il allait investir, qu'il ne licencierait pas, qu'il ne fermerait pas de site", a encore dit la syndicaliste, appelant à arrêter de "se coucher devant Mittal et ses fausses promesses".

Un peu plus tôt, le ministre de l'Economie Roland Lescure avait qualifié le vote de l'Assemblée de "réponse populiste à un problème structurel". "La France a besoin d'un cap industriel clair, pas d'une prétendue formule magique que serait la nationalisation", a-t-il fustigé dans un message sur le réseau social Bluesky. "L'analyse du gouvernement, c'est que le véritable enjeu, ce n'est pas de nationaliser Arcelor, c'est de se battre contre les importations massives d'acier chinois, c'est un débat au niveau européen", a déclaré de son côté sur RTL le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou. 

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