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Antoine Vermorel-Marques : "Sans primaire allant du centre à LR, on ne battra personne en 2027"

Tout le monde phosphore. A dix huit mois de l’élection présidentielle, les ténors de la droite et du centre s’interrogent la tenue d’une primaire en vue de 2027. Son opportunité fait débat, tout comme son périmètre. Edouard Philippe n’en veut pas. Laurent Wauquiez souhaite la réserver à la droite et l’étendre à l’eurodéputée Reconquête Sarah Knafo. Gérald Darmanin veut qu’elle aille de "Gabriel Attal à Bruno Retailleau". Le député LR de la Loire Antoine Vermorel-Marques prône aussi une compétition ouverte de "Renaissance aux Républicains".

L'Express : Les candidatures de droite et du centre pullulent en vue de l’élection présidentielle. Comment Les Républicains doivent-ils choisir leur candidat pour 2027 ?

Antoine Vermorel-Marques : Avant de parler du "comment", parlons du "pourquoi". Veut-on un candidat pour faire de la figuration ou pour gagner ? Nous nous dirigeons aujourd’hui vers un second tour Bardella-Mélenchon, sorte de 21 avril 2002 à l’envers. Le seul moyen d’éviter ce péril est une candidature unique de la droite et du centre pour atteindre le seuil du second tour de l'élection présidentielle.

Pour avoir un seul candidat, il nous faut une primaire allant du centre aux Républicains, ce que Michel Barnier appelait le socle commun. Il n’y a pas d’autre outil pour gagner et éviter une dispersion des voix au premier tour. Nous jouons aujourd'hui aux petits chevaux avec nos partis politiques tandis que Jordan Bardella joue aux échecs. Cela sera échec et mat s'il se retrouve face à Jean-Luc Mélenchon.

Ce spectre idéologique n’est-il pas trop large ? "Je ne vois pas de projet de société commun aujourd’hui entre Les Républicains et nous", assurait Gabriel Attal dans Le Monde en juin, évoquant des fractures sociétales, européennes ou écologiques…

Sommes-nous tous similaires ? Non. Mais nos différences sont quand même moins fortes qu'avec Jordan Bardella et la gauche ! La configuration actuelle renvoie à la coalition entre le RPR et l'UDF. Ces deux forces se sont bien unies en 1991 en vue des législatives de 1993 et de la présidentielle de 1995. A l'époque, une primaire avait même été envisagée en vue de cette élection.

Si une dissolution était décidée aujourd’hui, les députés demanderaient un accord entre les différentes parties du socle commun. Un candidat Renaissance ne voudrait pas avoir un candidat LR ou Horizons face à lui, et inversement. Pourquoi les chefs ne veulent pas ce que les députés souhaitent ?

Il y a eu plusieurs candidats de la droite et du centre aux dernières présidentielles, sans que cela n’empêche ce camp d’être au second tour. Les électeurs ne peuvent-ils pas voter "utile" pour éviter un second tour gauche-RN ?

Est-on prêt à prendre ce risque ou doit-on prendre nos responsabilités ? Je penche pour la deuxième option. Dans le marasme politique actuel, on ne sait plus ce que la droite et le centre proposent. Une primaire permettrait un véritable débat "projet contre projet". On remettrait des idées dans le débat public sans attendre la fin de la législature et les trois mois de campagne présidentielle.

A l’issue d’une primaire, les perdants s’engagent à soutenir le vainqueur. Qui imagine franchement Bruno Retailleau au premier rang d’un meeting de Gabriel Attal, si ce dernier l’emportait ?

En 2014, imaginait-on Nicolas Sarkozy soutenir François Fillon ou Alain Juppé soutenir Nicolas Sarkozy ? Nous sommes dans la même situation.

Ils appartenaient au même parti. Leurs divergences politiques étaient moindres qu’au sein du socle commun…

Il y avait aussi des différences fortes entre ces candidats. Surtout, le scénario n’était pas le même. Il s’agit d’éviter un 21 avril 2002 à l’envers, avec deux impasses pour ce pays.

Des électeurs Renaissance ou LR ne se sentiraient-ils pas orphelins d’un candidat en cas de primaire ?

Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella sont-ils plus proches d’eux que le candidat vainqueur de la primaire ? Nous n’avons pas d’autre choix que d’avoir une candidature très élevée au premier tour. La liberté de choix de l’électeur s’exprimera aussi au moment de la primaire, on lui donnera la possibilité de voter trois fois. Si on n'organise pas une compétition entre nous, on ne battra personne au premier tour.

Gabriel Attal, le secrétaire général du parti Renaissance, et Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains, lors du REF 2025, le rendez-vous des entrepreneurs français organisé par le Medef, au stade Roland Garros, à Paris, le 28 août 2025.

Avec cette primaire, ne risque-t-on pas de refaire revivre une forme d’UMPS que le RN se plait à dénoncer ? Le parti dénoncera à coup sûr une alliance incohérente et uniquement destinée à le faire perdre...

L’objectif n’est pas seulement d’empêcher le RN de gagner, mais d’éviter que le programme du RN s’applique. Nous avons avec eux des différences fondamentales de fond et de nature.

Vous admettez donc la possibilité, même théorique, que LR ne présente pas de candidat à la prochaine présidentielle ?

Notre enjeu n'est pas d’avoir à tout prix un candidat étiqueté LR qui fasse entre 5 % et 8 % des voix, comme celui de Renaissance et d’Horizons, mais de faire 51 %. Faire 5 %, ce n’est pas exister : c’est s’effacer. Nous sommes là pour mener un combat politique commun pour le pays. Et LR peut gagner cette primaire ! Une primaire ouverte à tous les électeurs de droite peut être favorable aux Républicains. En 2016, François Fillon n'était pas le candidat le plus centriste et il l'a emporté largement !

C’est aussi la limite de la primaire. Elle peut conduire à la victoire de candidats qui ne sont pas au centre de gravité de l’électorat qu’ils cherchent à conquérir. Cela ne pourrait pas être le cas avec Bruno Retailleau ?

Le pays s’est droitisé depuis 2017. Nous sommes au barycentre de l’électorat de la droite et du centre. Le choc régalien que nous proposons a manqué au macronisme depuis dix ans. Mes collègues députés Renaissance conviennent pour la plupart de la nécessité de renforcer l’autorité de l’Etat. A commencer par Gabriel Attal. Avec une primaire, nous mettrons tout cela sur la table.

Edouard Philippe, favori du socle commun, refuse toute primaire. Cela ne clôt pas le débat ?

Edouard Philippe est aujourd’hui un candidat avec beaucoup d’autres. Avec la primaire, il peut être le candidat de tous les autres. Mais c’est à lui de le décider. Il serait très étonnant de ne pas pouvoir rassembler 4 millions d’électeurs de la droite et du centre et de vouloir en rassembler plusieurs dizaines de millions au second tour de l’élection présidentielle.

Cette primaire doit-elle être élargie à l’eurodéputée Reconquête Sarah Knafo, comme le demande Laurent Wauquiez ?

Nous avons des différences de nature et de fond avec Reconquête. Leur proposition visant à imposer des prénoms chrétiens à tous les citoyens n’est pas notre conception de la République. Leur volonté de fracturer plus que de rassembler, non plus. Je refuse de faire alliance avec Eric Zemmour, qui a été condamné pour "provocation à la haine", en application de lois votées par la droite. Enfin, un élargissement de la primaire à Reconquête ne permettrait plus d’avoir un seul candidat de la droite et du centre. Car le centre refuserait d’y participer.

Sarah Knafo est-elle une femme de droite ?

Elle n’appartient pas à la famille de la droite. Ses positions sont plus proches de celles du Rassemblement national que des Républicains.

L’électorat LR est tiraillé entre un rapprochement avec le centre ou l’extrême droite. N’êtes-vous pas piégé par le caractère composite de votre électorat ?

Cette question a été posée à tous les députés LR lors de l’alliance fomentée par Eric Ciotti avec le RN. Les députés ont refusé de le suivre. Nos électeurs ont souvent voté pour nous face à l’extrême droite. Ce refus de l’alliance est un choix partagé par notre électorat. Nous avons des divergences fondamentales avec le RN. Pour les dévoiler au grand jour face à Jordan Bardella, il nous faut un candidat unique.

Imaginons que cette primaire ait lieu. Comment créer une alternance à dix ans de macronisme dans ce cadre ?

Cette primaire doit être celle de l’alternative. Le candidat du centre qui s’y engage opère la plus grande rupture possible en enterrant le "en même temps". Cette rupture existe déjà. Le groupe Renaissance, qui a soutenu un Premier ministre issu de LR, penche plus à droite qu’à gauche : autant assumer enfin cette réalité.

En cas de primaire, une confédération des partis devrait-elle être mise sur pied ?

Pas forcément. Nous ne sommes pas là se pour nous confondre. Mais pour être unis dans le respect de nos convictions.

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