IA : le secret de la renaissance de Google
La dernière grande percée dans l’IA ne vient ni d’OpenAI, le créateur de ChatGPT, ni du chinois DeepSeek ou du français Mistral. Mais d’un pionnier du Web que beaucoup pensaient en retrait face à ces nouvelles stars. Google, grâce à son dernier grand modèle de langage Gemini 3, caracole en tête de tous les classements de notation standards de l’industrie évaluant la capacité des IA dans l’écriture, la création d’images, les mathématiques ou encore le code informatique. Le père du célèbre moteur de recherche vante des capacités de "raisonnement de niveau doctorat" jamais atteintes par ses concurrents. Qui peuvent en effet avoir quelques sueurs froides.
Le succès de Google repose sur un atout maison. Le groupe mise plus que jamais sur ses "TPU", des puces électroniques que la compagnie a elle-même conçues pour optimiser l’entraînement de ses modèles. Une rareté dans l’écosystème, qui se fournit presque exclusivement en puces GPU Nvidia, produits aussi sophistiqués qu’onéreux qui permettent au fabricant d’atteindre 4 300 milliards de dollars de capitalisation boursière.
OpenAI, notamment, en est friand, et dépendant. Le créateur de ChatGPT tente bien de produire ses propres puces avec le fabricant Broadcom, mais ce chantier prendra du temps. Plus de dix ans se sont ainsi écoulés depuis les premières versions de TPU de Google. Ces puces lui permettent aujourd’hui des économies précieuses dans un secteur qui redoute l’explosion d’une bulle. Et des gains de performance spectaculaires. Un vrai coup d’avance, cette fois.