Les talibans s’offusquent parce qu’ils n’ont pas été invités à la COP30 au Brésil
La BBC nous apprend que les autorités afghanes ont interdit :
- de l’enseignement universitaire 679 ouvrages jugés « préoccupants » du fait de leur caractère « anti-charia et anti-taliban ». Il en est notamment ainsi de 310 livres en rapport avec l’Iran, un pays très en froid avec Kaboul, et de 140 livres écrits par des femmes (preuve du fait que ces dernières savent écrire…) ;
- l’enseignement de 18 nouvelles matières à l’université, dont six en lien avec les femmes ;
- enfin, l’internet par la fibre optique au sein de 10 provinces afin d’empêcher « l’immoralité » (nos lecteurs attentifs auront relevé le jeu de mots qui nous a échappé…).
Début janvier 2024 déjà, elles avaient fait mener des actions contre des librairies et des maisons d’édition dans la capitale avec une liste d’interdits qui concernaient entre autres ces intolérables fléaux que sont la démocratie, les droits de l’homme et la critique du terrorisme (Independant Persian, 17 janvier 2024). Le porte-parole du ministère de l’Education avait par ailleurs déclaré que les contenus qui contredisaient « les principes islamiques et la culture afghane » avaient été effacés des manuels scolaires.
Hormis la Russie, aucun pays n’entretient des relations diplomatiques avec le « cimetière des empires ». Pourtant, le 9 novembre dernier, c’est ce même pouvoir islamiste qui s’est étonné de n’avoir pas été invité au Brésil à la conférence sur les changements climatiques, dite COP30, alors qu’il l’avait été par le pays organisateur lors de la précédente conférence. L’Agence talibane de protection de l’environnement a excipé du fait que l’Afghanistan polluait très peu (ce qui est normal puisqu’il s’agit de l’un des pays les plus arriérés de la planète…) et qu’il était l’une des nations les plus vulnérable aux changements climatiques. « La violation du droit du peuple afghan à participer à cette conférence contredit les principes de justice climatique, de coopération internationale et de solidarité humaine », a osé écrire ladite agence.
On peut comprendre le courroux des talibans qui ne pourront pas se faire octroyer des financements par les Occidentaux qu’ils vomissent !
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