Clasico : Dani Carvajal remis (enfin) à sa place
La tension du Clasico ne s’est pas arrêtée au coup de sifflet final. Alors que le Real Madrid savourait son succès face au Barça, les images d’un Dani Carvajal hors de lui, invectivant Lamine Yamal, ont fait le tour des réseaux. Le capitaine merengue s’en est pris au prodige catalan, coupable à ses yeux d’avoir trop parlé avant la rencontre. Un épisode qui a rapidement tourné à la polémique nationale en Espagne, entre provocation, jeunesse et respect.
Le retour de flamme signé Gaspart
Et c’est du côté catalan qu’est venue la riposte. Pas par les dirigeants actuels du club, mais par une voix historique : Joan Gaspart. L’ancien président du Barça (2000-2003) n’a pas mâché ses mots sur La Posesión. “Qui est Carvajal pour s’en prendre à un gamin ? Il était un grand joueur, mais il est fini maintenant.” Le ton est donné. Derrière cette sortie, un message clair : le Barça ne laissera pas quiconque humilier son joyau. Gaspart a profité de l’occasion pour défendre Yamal, tout en rappelant qu’il n’avait visé personne en particulier dans ses déclarations pré-Clasico.
Car c’est bien là que le feu avait pris. Quelques jours avant le match, Yamal, en pleine conversation sur la Kings League, avait glissé une pique sur Madrid, accusé de “voler et de se plaindre”. Des mots lancés sur le ton de la plaisanterie, mais qui ont suffi à mettre les Madrilènes en ébullition. Après le match, Carvajal et Vinicius l’ont provoqué, sous les caméras, dans une scène devenue virale.
Lamine Yamal pris dans la tourmente
Face à cette tempête, le camp blaugrana s’est montré solidaire. Gaspart, tout en recadrant Carvajal, a glissé quelques conseils à son jeune compatriote : “Ils ont eu tort de le présenter trop tôt comme le meilleur du monde. Il pourrait le devenir, mais il doit encore grandir.” Une parole d’expérience qui, au-delà de la défense publique, traduit une volonté de protéger Yamal sans le surmédiatiser davantage.
Pour Hansi Flick, qui tente de ménager son joyau entre Liga et Ligue des champions, cette prise de position n’est pas anodine. Elle replace le débat sur le terrain de la maturité et du cadre collectif. “S’il n’est pas à 100 %, il doit se reposer”, a poursuivi Gaspart, appelant le Barça à gérer son talent avec fermeté.
Une affaire symptomatique d’un Clasico toujours brûlant
L’épisode Carvajal-Yamal n’est finalement qu’un reflet d’un Clasico où chaque geste, chaque mot, dépasse le simple cadre sportif. Derrière les mots d’un ancien président se cache un message politique : le Barça protège ses symboles, même hors du terrain. Et si Gaspart a “remis à sa place” le capitaine madrilène, c’est aussi pour rappeler que la rivalité entre les deux géants espagnols ne s’éteindra jamais, quelle que soit la génération.