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La Bourse de Paris, symptôme du déclassement français

La Bourse de Paris est née en 1724, dans le sillage d’une faillite retentissante, celle de la Banque royale de John Law, qui ternit pour des décennies l’image de la finance dans l’inconscient collectif. Malgré les secousses révolutionnaires et les scandales, comme celui du canal de Panama, les gouvernements du XIXe siècle, dominés par la bourgeoisie, ont eu à cœur de retisser le lien entre l’épargne des Français et le développement économique. L’appétence pour les actions, conçues comme un instrument au service des entreprises, se retrouvait dans tous les régimes, qu’ils fussent monarchistes, impériaux ou républicains.

D’un côté, le pouvoir œuvrait à une Bourse accueillante pour les compagnies privées. De l’autre, une politique économique libérale permettait l’épanouissement de ces dernières, dont la croissance finissait par déboucher sur un appel public à l’épargne. Ce précipité fit le prestige et la puissance de la Bourse de Paris, et du palais Brongniart, qui devint, dans les années 1870, la deuxième place financière d’Europe, après Londres et devant Berlin.

Le poids des fonds d’investissement

Cet âge d’or semble bien loin, et les causes de ce déclin illustrent pleinement les défauts actuels de l’économie française. D’après les chiffres d’Ernst & Young, 36 entreprises ont quitté la Bourse de Paris l’an dernier (24 en 2023), quand 4 seulement y sont entrées, soit un solde largement négatif. En outre, cette poignée d’introductions n’a permis de lever que 700 millions d’euros, un chiffre fort modeste au regard des besoins en fonds propres et en investissements de nos entreprises.

Ces retraits de la cote ont trois causes. D’abord, ils sont souvent liés à des rachats par des fonds d’investissement, lesquels sont très présents en France. Ensuite, les Français investissant peu dans leurs entreprises, celles-ci sont souvent sous-valorisées, ce qui en fait des cibles peu chères pour lesdits fonds. C’est aussi en raison de cette sous-valorisation que certaines firmes françaises décident de se faire coter sur des marchés étrangers, au premier rang desquels celui de New York où les valorisations sont meilleures. On se souvient de Patrick Pouyanné, le directeur général de TotalEnergies, indiquant lors de la dernière assemblée générale du groupe que l’action de la société pourrait à l’avenir être référencée à Wall Street et non plus seulement à Paris.

Enfin, nombre d’entreprises cotées dans l’Hexagone, lasses des contraintes réglementaires, décident de partir. Les obligations de transparence et de reporting imposées par les régulateurs français et européens sont perçues comme excessives par les small et mid caps, les petites et moyennes capitalisations. Le dirigeant de l’une d’entre elles m’expliquait récemment que la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase était la réception en plein mois de juillet d’un document d’un millier de pages à remplir… pour septembre.

L’absence des fonds de pension

Ce déclassement de la Bourse de Paris, indigne de son histoire, tient donc pour une bonne part à cette folie réglementaire qui, en finance comme ailleurs, asphyxie littéralement de plus en plus d’activités économiques. L’Union européenne semble l’avoir compris, la France pas encore. S’y ajoute un autre travers : les épargnants français ne connaissent pas la Bourse. D’après une étude réalisée par l’EM Lyon, plus de 70 % du capital des 120 plus grosses entreprises françaises cotées était aux mains de nos concitoyens il y a une vingtaine d’années. Ce chiffre est tombé à 30 % environ. Notre système de retraite, qui fait l’objet de débats d’arrière-garde lancinants sur la durée de cotisation ou l’âge de départ à taux plein, encourage malheureusement ce désintérêt.

Si notre pays disposait de fonds de pension, les Français seraient présents au capital de leurs entreprises, lesquelles seraient mieux valorisées et contribueraient à ce que Paris redevienne une place financière forte. Accessoirement, à côté d’un système par répartition au rendement annuel nul, voire légèrement négatif, ils empocheraient, en partant à la retraite, le produit d’une épargne rémunérée à 5 ou 6 % par an en moyenne, net de l’inflation. De quoi améliorer sensiblement leurs pensions.

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