Faure refuse que le PS entre dans une "polémique permanente" avec le reste de la gauche
Alors que le courant du maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, a annoncé dimanche matin qu'il ne ferait pas de synthèse avec la direction, au prétexte d'un manque de clarté d'Olivier Faure vis-à-vis de La France insoumise en cas de législatives anticipées, M. Faure a assuré ne pas s'interroger "chaque matin sur ce que dit, pense, tweete Jean-Luc Mélenchon". "Un grand parti socialiste ne s’abaisse pas à la polémique permanente avec la gauche (...), un grand parti socialiste parle à toute la gauche, à tous ses électeurs, sans opérer de tri".
Le patron des socialistes a répété qu'il n'y aurait "pas d’accord national" avec La France insoumise aux prochaines élections municipales et que pour la présidentielle, il souhaitait une candidature unique "allant de Ruffin à Glucksmann, de Autain à Tondelier, des socialistes aux écologistes ou aux communistes".
Malgré les désaccords, il a affirmé aux membres du courant de M. Mayer-Rossignol, que "la porte de la direction (leur) était ouverte". "Je n'exige qu'une seule condition: respecter le fait majoritaire et respecter la ligne stratégique qui a été adoptée par ce congrès", a-t-il demandé, alors qu'il a été réélu à la tête du parti avec 51,15% des voix.
Olivier Faure a par ailleurs multiplié les mains tendues à Boris Vallaud, le troisième homme du congrès, estimant qu'il était possible de trouver avec lui "un chemin, dans le cadre d’un pacte de gouvernance". Il lui a promis de reprendre notamment son concept de "démarchandisation" de la société.
"Je suis convaincu qu’une base existe pour qu’une nouvelle direction s’installe d’ici au conseil national du 1er juillet", a-t-il assuré.
Regrettant qu'il n'ait pas été "possible de bâtir le contrat d’unité" qu'il souhaitait, le courant de Boris Vallaud a indiqué dans un communiqué, après le discours de M. Faure, poursuivre les discussions avec lui.