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"Une décision inquiétante" : aux Etats-Unis, l’envoi de l’armée pour mater les manifestations à Los Angeles ne passe pas

"Une mesure incendiaire (...) sans égal depuis les années 1960", pour le New York Times, "une mise à l'épreuve de la légalité", pour le Washington Post : en ce début de semaine, la presse américaine, de droite comme de gauche, fustige la décision du président Donald Trump d’envoyer l’armée réprimer des manifestations à Los Angeles (Californie), en contournant le gouvernement local.

En cause, un décret pris samedi soir par le président, permettant l’envoi de 2 000 effectifs de la garde nationale californienne (unité déployée occasionnellement, en cas de catastrophe naturelle par exemple), en réponse aux manifestations contre sa politique migratoire, et alors que le gouverneur de l'Etat (du Parti démocrate) s'opposait à cette mesure. Ces derniers jours, des rassemblements spontanés ont eu lieu en Californie, un Etat abritant une forte communauté hispanique, contre des raids menés dans les lieux de travail pour identifier les employés sans papiers, et augmenter le nombre d’expulsions quotidiennes.

Pour justifier cette mesure hors normes, le président a dépeint tout le week-end Los Angeles comme une ville "envahie et occupée" par des "foules violentes et insurrectionnelles", en proie à "l’invasion de migrants", a écrit Donald Trump sur ses réseaux sociaux. Ses alliés ont également partagé "des images et des vidéos des manifestants les plus violents - même si beaucoup sont restés pacifiques" ainsi que "des participants brandissant des drapeaux d’autres pays, dont le Mexique et le Salvador, comme preuve d’une invasion étrangère", raconte le New York Times.

Mais pour Stephen Collinson, journaliste à CNN : "Malgré les propos enflammés tenus dimanche par les responsables de l'administration et les élus républicains, peu de signes indiquent que les troubles sont hors de contrôle ou que les autorités locales ne peuvent pas y faire face".

Heurts isolés

Des dizaines de manifestants ont en effet bloqué dimanche après-midi une autoroute de la mégapole californienne pendant plus d’une heure, dans un face-à-face tendu avec les forces de l’ordre, qui ont procédé à quelques arrestations et fait usage de gaz lacrymogènes, y compris contre des journalistes, ont constaté des reporters de l’AFP sur place.

Dans la nuit de dimanche à lundi, la situation restait tendue après trois jours d'affrontements. La soirée a commencé avec des affrontements entre les forces de sécurité et des petits groupes d'individus pour beaucoup masqués. Dans l'autre grande ville californienne, San Francisco, la police a annoncé avoir interpellé une soixantaine de personnes après qu'une manifestation a dégénéré. A Los Angeles, la police a indiqué que les forces de l'ordre avaient arrêté au moins 56 personnes en deux jours.

Coup de force

La décision d’envoyer la garde nationale contre la volonté du gouverneur démocrate de Californie, est considérée par de nombreux médias comme un nouveau coup de force de l’administration Trump. Le président "repousse maintenant les limites de l’autorité présidentielle et alimente les critiques selon lesquelles il enflamme la situation à des fins politiques", poursuit le New York Times.

"La décision de Trump samedi laisse également entrevoir sa volonté de bafouer la tradition et potentiellement les limites constitutionnelles, et sa volonté d'exploiter ce que les Républicains considèrent comme une faiblesse des Démocrates en matière d'ordre public", analyse CNN.

De son côté, le quotidien conservateur Washington Post déplore un contournement de l’esprit de la loi qui permet à l’exécutif d’intervenir à l’échelle locale pour mater une grave rébellion, ou en cas de mise en échec des forces de l’ordre sur le terrain. "Il s’agit d’une utilisation peu orthodoxe d’une loi visant à réprimer de graves troubles intérieurs ou une attaque contre les Etats-Unis par une puissance étrangère", explique le quotidien. Il indique par ailleurs que "les experts juridiques ont déclaré qu’ils s’attendaient à ce que le décret de Trump suscite des contestations judiciaires".

Bras de fer avec les démocrates

Dimanche, le gouverneur de Californie a envoyé une lettre au gouvernement demandant officiellement d’annuler la convocation de la garde nationale, affirmant que les actions fédérales enflammaient la situation. Il a également exhorté les manifestants à "ne pas faire le jeu du président".

"Pour un gouverneur dont l’Etat était décrit comme étant en proie à une rébellion incontrôlée, le gouverneur Gavin Newsom a réagi d’une manière inhabituelle : il a commencé à donner aux Californiens une série de conseils politiques de plus en plus sophistiqués et urgents sur la manière de ne pas faire le jeu du président, ironise le Los Angeles Times. Il a ainsi écrit dans une lettre à la population : "Aux habitants de LA et de tout le pays qui protestent contre ces raids d’immigration : ne leur donnez pas le spectacle qu’ils veulent […] Ils espèrent le chaos afin de justifier de nouvelles mesures de répression".

Ce coup de force est un nouveau round dans le duel qui oppose les Démocrates - qui gouvernent la Californie, historiquement plus à gauche - aux Républicains. "Nous en sommes là à cause d’une série de décisions imprudentes prises par les dirigeants politiques de la Californie, qui ont aidé et encouragé les politiques d’ouverture des frontières du président Biden", a dénoncé pour l’élu républicain de Californie, Kevin Kiley.

Le Département de la sécurité intérieure, sous la coupe du gouvernement, a publié dimanche un communiqué attaquant directement les autorités de Los Angeles : "les politiciens et les émeutiers californiens défendent d’odieux criminels étrangers illégaux au détriment de la sécurité des Américains".

Le mois dernier, Donald Trump s’en était déjà pris au gouvernement de la Californie en menaçant de supprimer "à grande échelle" son financement fédéral en raison de l’inclusion d’athlètes transgenres dans les sports féminins.

Crainte d’une "politisation de l'armée"

Pour le Los Angeles Times, les dirigeants californiens se trouvent ainsi dans une position complexe : "Ils sont indignés par ce qu’ils considèrent comme la brutalité des opérations de police menées par le gouvernement fédéral. Mais ils craignent également que le gouvernement fédéral ne remporte la bataille de l’image et ne convainque l’Amérique que Los Angeles est devenue une rébellion qu’il faut mater." D’autant que, alors que Donald Trump a annoncé "être prêt à envoyer des troupes partout dans le pays", ses opposants craignent une intervention plus lourde encore. Une loi fédérale le lui permettrait : l’Insurrection Act de 1807, qui autorise le président des Etats-Unis à déployer l’Armée américaine sur le territoire pour mettre un terme aux troubles civils, à l’insurrection et à la rébellion.

"Au cours de sa campagne de 2024, Trump et ses collaborateurs ont discuté de l’utilisation de [cette loi] dès leur premier jour de mandat pour réprimer les manifestations et envoyer unilatéralement des troupes dans les villes dirigées par les démocrates, pour faire respecter l’ordre", rappelle le Washington Post. "Il lance un avertissement aux juridictions démocrates du pays qui s'opposent à ses mesures d'expulsion (...) Il laisse entendre qu'il utilisera l'armée, et plus particulièrement la Garde nationale, pour lutter contre les manifestations et la dissidence – une perspective inquiétante dans une société démocratique", déplore l'éditorialiste Stephen Collinson, qui craint "une politisation de l'armée".

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