SCPI : le cashback se généralise pour attirer les épargnants
En 2021, la plateforme Louve Invest s’était lancée dans la distribution de sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) avec un concept qui avait fait grincer des dents les concurrents : le cashback. Son principe ? Les clients récupèrent un pourcentage de la somme investie (3 % actuellement), recrédité directement sur leur compte. Louvre Invest y voyait un moyen de rendre à l’investisseur une partie des commissions que la société de gestion lui verse en tant que courtier.
Alors que les frais d’entrée sur ces supports s’élèvent en moyenne à 10 %, cette remise est la bienvenue. Décriée, la pratique s’est pourtant bien installée depuis. D’autres plateformes l’ont adoptée à l’instar de la Centrale des SCPI. Depuis le 1er juin, c’est au tour de France SCPI de mettre en place ce type de ristourne. Le courtier annonce des bonus - cashback ou abondement en parts des SCPI - allant de 3 à 6 % sur une sélection de produits.
Les gérants de ces supports sont d’autant plus enclins à faire des efforts que la bataille pour la collecte fait rage. Alors qu’une vingtaine de nouveaux supports ont été créés l’an dernier, les versements patinent. Au premier trimestre 2025, la collecte nette s’est élevée à seulement 1 milliard d’euros. C’est, certes, mieux qu’en 2024, mais encore bien en deçà des années précédentes. Pour attirer les épargnants, les SCPI misent sur des taux de rendement agressifs - quand elles le peuvent - et sur des frais réduits. Deux critères qui ne doivent pas faire oublier les caractéristiques intrinsèques des produits.