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Jeanne d’Arc, Marie-Thérèse de France et Lady Di : trois destins tragiques racontés par la littérature

Sur le bûcher, en exil ou dans un tunnel au niveau du pont de l’Alma, elles ont toutes les trois connu une fin tragique. Entre la Pucelle, la fille de Louis XVI et Marie-Antoinette et enfin la princesse de Galles, c’est la première qui a inspiré le plus d’écrivains. Difficile de passer après Péguy, Delteil ou même Michel Bernard. N’ayant pas froid aux yeux (son roman Pacifique parlait d’un kamikaze), Stéphanie Hochet relève le gant. Avec Armures, elle a composé un livre protéiforme qui déconcertera les lecteurs les plus traditionnels.

Après avoir déroulé de manière plutôt classique l’épopée de Jeanne d’Arc, elle se penche sur l’étrange cas de son compagnon d’armes Gilles de Rais, ce pervers polymorphe. Là-dessus, l’auteure raconte une anecdote étonnante : à l’âge de 20 ans, elle était allée voir un psychanalyste nommé… Gilles Le Ray. A partir de cette quasi-homonymie elle cherche des ponts entre son adolescence et celle de la jeune fille de Domrémy. Hochet entendrait-elle des voix ? Elle en a une, en tout cas, qui plaira à ceux qui avaient aimé William, où elle se trouvait déjà un air de ressemblance avec une autre légende, en l’occurrence Shakespeare.

Rendre accessible une figure de la monarchie

L’Orpheline du Temple de Victoria Mas est un livre aussi surprenant, moins en raison de sa forme que de son ton. Après Le Bal des folles et Un miracle, la romancière imagine la correspondance d’un ancien gardien du Temple qui s’est retiré dans le Val-d’Oise à La Roche-Guyon (lieu cher à Edgar P. Jacobs, qui l’a dessiné dans Le Piège diabolique). Révolutionnaire repenti, ledit gardien écrit des lettres où il rapporte ses souvenirs de la tour du Temple, "d’un noir charbon, oppressante comme un orage", qui lui laisse l’image d’une "ignominie".

Il y brosse un portrait sensible de Marie-Thérèse de France, dans la lignée de celui que Françoise Chandernagor avait consacré à son frère Louis XVII dans La Chambre. Victoria Mas n’est pas Joseph de Maistre, mais une petite musique contre-révolutionnaire passe au fil des pages. Toutes proportions gardées, on pense à Anatole France écrivant Les dieux ont soif, en homme de gauche épouvanté par les excès de la Terreur. Rappelons que, seule survivante de la famille royale, Marie-Thérèse fut ensuite échangée contre des prisonniers retenus par les Autrichiens. On la maria à son cousin germain. Elle eut son heure de gloire sous la Restauration où, belle-fille de Charles X, et à ce titre dauphine, elle soutenait les ultraroyalistes. Les Trois Glorieuses eurent raison de ses dernières illusions et elle connut à nouveau l’exil avant de mourir en 1851… Sur le sujet, le livre de référence demeure Mousseline la Sérieuse de Sylvie Yvert, mais Victoria Mas a le mérite de rendre accessible à un large public cette figure mélancolique de la monarchie tout en mettant un bémol au mythe de la Révolution heureuse.

Analyse psychologique de Diana

Le palais de Buckingham a-t-il été la prison du Temple de Lady Di ? Après Soumise, un livre très réussi sur Jacqueline Pascal (la sœur janséniste de Blaise), Christine Orban s’attaque à un sujet plus glamour en apparence – encore que, sous sa plume, la princesse star des années 1990 a des airs de solitaire de Port-Royal. Les fans de la série The Crown n’apprendront peut-être pas grand-chose en lisant Mademoiselle Spencer, mais le roman vaut pour son analyse psychologique. Christine Orban se glisse dans la peau de la petite Diana – le récit s’ouvre lors du divorce de ses parents, quand elle a 8 ans. A 20 ans, elle épouse à la cathédrale Saint-Paul le prince Charles, ce vieux coureur de 32 ans. Dès le voyage de noces sur le Britannia, le spleen ronge Diana. Elle alterne anorexie et boulimie. L’ombre de Camilla plane.

Malgré la naissance de ses deux garçons et le soutien du prince Philip, elle ne sera jamais chez elle ni à Sandringham ni à Balmoral. Le livre s’arrête en 1995, lors de la célèbre interview à la BBC où Diana vide son sac. De là date son exécution symbolique chez les Windsor. Sa fugue avec le fils al-Fayed n’y changera rien. Christine Orban met dans la bouche de son héroïne cette formule marquante : "J’ai accepté mon malheur parce que mon visage était imprimé sur des mugs." De Jeanne d’Arc à Lady Di, il fut impossible de fuir la fatalité, avec ou sans produits dérivés.

Armures, par Stéphanie Hochet. Rivages, 222 p., 20 €.

L’Orpheline du Temple, par Victoria Mas. Albin Michel, 186 p., 19,90 €.

Mademoiselle Spencer, par Christine Orban. Albin Michel, 244 p., 19,90 €.

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