Le PSG déroule face à Reims et s’adjuge la Coupe (3-0)
Pas de miracle au Stade de France, mais une confirmation. Le Paris Saint-Germain, ogre insatiable du football hexagonal, a logiquement croqué un Stade de Reims (3-0) bien trop tendre pour espérer contrarier sa marche triomphale. Cette 107e finale de Coupe de France, à sens unique, offre aux Parisiens un doublé national attendu et sert surtout de dernière répétition générale avant le grand oral européen face à l’Inter Milan. La question n’était pas de savoir si Paris allait gagner, mais comment.
Vingt minutes pour un sacre annoncé
Luis Enrique, l’esprit sans doute déjà tourné vers la Lombardie, avait pourtant aligné son équipe-type, ou presque. Seul Matvei Safonov, le portier désigné pour la Coupe, suppléait Donnarumma. Devant, la migraine de dernière minute de Kvaratskhelia propulsait Désiré Doué aux côtés des flèches Dembélé et Barcola. Un trio 100% français qui n’a pas tardé à faire des étincelles. Après quelques escarmouches signées Dembélé (8e) et Doué (13e), la machine parisienne s’est mise en route. Et en trois minutes, le suspense était éteint. Bradley Barcola, idéalement lancé par Doué, remportait son face-à-face avec Diouf (16e). Puis, sur une action initiée par une ouverture lumineuse de Marquinhos, Doué, encore lui, servait à nouveau Barcola pour le but du K.O. devant la cage vide (19e). 2-0, la finale était pliée.
Reims en mode survie, Paris en gestion tranquille
Le Stade de Reims, qui avait eu le mérite de se créer la première situation chaude du match par Koné (arrêt de Safonov), n’allait jamais se remettre de ce double uppercut. Assommés, les hommes de Samba Diawara, la tête et les jambes sans doute déjà tournées vers leur barrage retour crucial contre Metz pour le maintien en Ligue 1, n’avaient plus qu’un objectif : limiter la casse. Achraf Hakimi, sur un service parfait de Barcola au second poteau, se chargeait d’alourdir la note juste avant la pause d’un ballon glissé entre les jambes de Diouf (43e). 3-0. Le calvaire rémois aurait pu être plus sévère sans plusieurs interventions de son gardien en seconde période, notamment devant Barcola et Dembélé qui toucha le poteau.
Une heure de gestion, l’esprit déjà à Munich
La seconde période fut une longue procession. Paris gérait son avance, faisait tourner le ballon, sans jamais réellement accélérer, tandis que Reims, avec de nombreux changements opérés par Diawara pour préserver ses cadres, tentait de ne pas sombrer davantage. Le rythme retombait logiquement, l’enjeu ayant disparu. La plus grande inquiétude pour le camp parisien, au final, restera cette migraine de Kvaratskhelia, qui a même quitté le stade en cours de match. Un forfait pour la finale de la Ligue des Champions serait un coup dur, mais les premières nouvelles se voulaient rassurantes.
Le doublé en poche, en route pour le triplé ?
Le PSG s’offre donc sa seizième Coupe de France, la deuxième pièce d’un potentiel triplé historique. Ce ne fut pas la finale la plus exaltante de l’histoire, tant la supériorité parisienne était flagrante face à une équipe dont la vraie « finale » se jouera dans quelques jours pour sa survie. Mais Paris a fait le travail avec sérieux et application, évitant les blessures et emmagasinant de la confiance. Désormais, tous les regards sont tournés vers l’Inter Milan. Le maître de la France veut devenir le maître de l’Europe.