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Dette américaine : "La dégradation de la note n’est pas un électrochoc suffisant"

Derrière les baies vitrées dominant Manhattan, au 7 World Trade Center, la dette américaine est un sujet de discussion récurrent. Chez les analystes de Moody’s qui y sont installés, elle a longtemps suscité des haussements de sourcils. Désormais, ils les froncent. Face à un fardeau de plus de 36 000 milliards de dollars, le verdict est tombé : vendredi dernier, l’agence a ôté le précieux AAA aux Etats-Unis.

Les raisons de ce déclassement ? Une hausse de la dette sur la dernière décennie, due à des déficits persistants, ainsi qu’un alourdissement de sa charge d’intérêt. Et le poids de l’endettement devrait continuer à augmenter, avoisinant les 134 % du PIB d’ici 2035, estime l’agence. Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet Asset Management, revient pour L’Express sur les implications de cette décision.

L’Express : Moody’s était la dernière des grandes agences à maintenir la note maximale pour les Etats-Unis, et ce depuis plus d’un siècle. Pourquoi a-t-elle attendu aussi longtemps avant de la baisser ?

Christopher Dembik : Moody’s utilise un système de notation légèrement différent de celui de ses concurrents, ce qui peut entraîner un certain décalage dans ses décisions. Le fait qu’elle n’ait pas abaissé la note plus tôt n’a d’ailleurs eu que peu d’effet sur le marché obligataire car c’est une subtilité méthodologique. En réalité, depuis la dégradation opérée par S&P en 2011, les investisseurs considéraient déjà que les États-Unis avaient perdu leur statut de triple A.

Cette dégradation peut-elle être interprétée comme une remise en question du programme économique de Donald Trump ?

Pas directement. L’endettement américain a flambé ces dernières années, en particulier avec les mesures de soutien liées à la crise sanitaire. À un moment, il fallait sévir. Cela dit, des inquiétudes émergent aussi sur la stratégie économique du président républicain, notamment sur l’éventuelle dévaluation du dollar, alimentant les interrogations des investisseurs sur la pertinence de détenir des bons du Trésor américain. Ces questions ne se posaient pas de manière aussi frontale il y a deux ou trois ans.

Comment réagissent les investisseurs à la décision de Moody’s ?

Lors de la première dégradation de la note, en 2011, le marché avait anticipé des conséquences en cascade. A l’époque, les contrats d’achat de dette stipulaient l’obligation d’acheter uniquement des titres notés triple A. Alors, quand la dégradation a eu lieu, on s’attendait à des ventes massives de bons du Trésor américain, ce qui aurait fait bondir les taux longs et la charge d’endettement. Finalement, ces clauses ont été révisées pour ne plus inclure le triple A et ce scénario catastrophe ne s’est pas produit.

Aujourd’hui aussi, l’impact reste mesuré. Les marchés ont depuis longtemps intégré que les Etats-Unis n’avaient plus leur triple A. Les taux longs ont certes progressé, mais cette hausse s’inscrit dans une dynamique de fond. Vendredi dernier, ils ont clôturé autour de 4,4 %. Un niveau élevé mais loin d’être alarmant.

Quelles sont vos attentes sur la trajectoire de la dette américaine ?

Ce passage à AA1 est une mauvaise nouvelle supplémentaire dans un contexte où l’on anticipait déjà un accroissement massif de la dette fédérale. Non seulement les baisses de dépenses promises par Donald Trump ne vont pas avoir lieu, mais on entre dans une forme de fuite en avant sur les questions budgétaires. Le pire scénario serait l’échec complet des négociations sur le budget pour 2026.

Or les investisseurs attendent justement des signaux de responsabilité. Leur absence entretiendrait le doute sur la soutenabilité de la dette américaine. Pourtant, l’abaissement de la note par Moody’s ne sera probablement pas un électrochoc suffisant pour bousculer le Congrès dans ses négociations sur le budget. D’autant plus au vu de la relative indifférence du marché à cette décision.

Qu’est-ce qui pourrait constituer cet électrochoc, justement ?

Une dégradation brutale de la note… mais cela n’arrivera pas. Il faudrait une décision politique majeure. Or, à un tel niveau de surendettement, enrayer ce cercle vicieux est extrêmement complexe. Donald Trump avait promis des coupes budgétaires drastiques. Pour l’instant, l’action du Doge, destiné à couper dans les effectifs administratifs, est limitée. Quel que soit le parti, il n’y a pas vraiment de volonté de serrer la vis. Faute de volonté commune, je ne vois pas d’électrochoc crédible à court terme.

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