Longévité : a-t-on atteint les limites biologiques de l’espèce humaine ?
Après presque deux siècles d’amélioration continue, l’augmentation de l’espérance de vie a beaucoup ralenti. Certains y voient le signe que nous avons atteint la limite biologique de notre espèce. Un discours que tenaient déjà les démographes des années 1960, confrontés à un phénomène similaire à celui que nous vivons aujourd’hui. Les faits leur ont donné tort.
Dans les années 1960, la longévité ne progresse plus et les démographes d’alors n’anticipent que de très lents progrès. Il leur faudra près de vingt ans pour intégrer dans leurs modèles le formidable recul de la mortalité aux âges élevés, qui va provoquer une forte hausse de l’espérance de vie.
Pour relancer la croissance de l’espérance de vie, il faudra faire reculer la mortalité au grand âge. Grâce aux progrès de la médecine, la mortalité aux âges élevés a beaucoup diminué. Les spécialistes estiment qu’en l’état de nos connaissances, la mortalité des sujets âgés de 80 à 85 ans devrait encore pouvoir reculer.
Au-delà de 85 ans, la médecine moderne se heurte à un phénomène qu’elle ne sait pas traiter : la fragilité des sujets très âgés. Pour faire reculer la mortalité dans ces tranches d’âge, il faudra réussir à contrer cette vulnérabilité, grâce à une nouvelle révolution médicale.