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De Sylvia Kristel à Noémie Merlant : “Emmanuelle”, la relecture d’un mythe

Emmanuelle (1973) - Dir: Just Jaeckin - Pers: Sylvia Kristel - Photo Credit: Trinacra/Orphee / EVERETT / Aurimages
Le film sulfureux de Just Jaeckin vient tout juste de fêter ses 50 ans. En attendant la version d’Audrey Diwan prévue pour la rentrée, retour sur la saga d’une héroïne aux vies multiples.
Emmanuelle (1973) - Dir: Just Jaeckin - Pers: Sylvia Kristel - Photo Credit: Trinacra/Orphee / EVERETT / Aurimages

Au début de l’été 1974, le producteur Yves Rousset-Rouard se frotte les yeux en voyant la foule s’amasser devant l’UGC Triomphe. Cette salle des Champs-Élysées projette Emmanuelle, l’adaptation d’un roman érotique qu’il a confiée au photographe de mode Just Jaeckin, avec des moyens limités et une comédienne inconnue nommée Sylvia Kristel. Chaque jour, la file d’attente s’allonge. Emmanuelle restera onze ans à l’affiche, jusqu’en 1985, et attirera près de 9 millions de spectateur·rices en France, sans compter les suites.

Dans l’Hexagone des années 1970, ce ne sont pas des hommes seuls qui se déplacent en catimini pour voir cet objet cinématographique qualifié de sulfureux, mais des bandes d’ami·es en goguette, des couples émoustillés à l’idée de se frotter à l’amour libre, des touristes avides de connaître l’expérience du French sex, et même des ados qui fêtent leurs 18 ans et se ruent au cinéma pour saisir de quoi le cul serait le nom.

Se succèdent massages, caresses, pénétrations filmées de loin

Que voient tous ces gens ? Le chemin vers la connaissance érotique d’une héroïne venue rejoindre son mari en Thaïlande, sans aucune scène explicite, dans une atmosphère moite, très stylisée et largement masculine, où se succèdent massages, caresses, pénétrations filmées de loin, jeux lesbiens, avec une musique de Pierre Bachelet (pas encore devenu figure de la variété française).

Comme le rappelle Clélia Cohen, critique et réalisatrice du documentaire “Emmanuelle” – La plus longue caresse du cinéma français (Arte, 2022), le film s’inscrit dans les imaginaires à un moment-charnière. “Les classes moyennes françaises sont en train de vivre les soubresauts liés à la libération sexuelle née dans les années 1960, mais d’abord réservée à l’élite intellectuelle ou à la jeunesse. Le fait qu’Emmanuelle ait pu sortir dans les salles traditionnelles est à ce titre une révolution et un coup de génie.

“Beaucoup voyaient probablement pour la première fois une femme se caresser et (avoir l’air de) jouir à l’écran, ce qui n’est quand même pas rien” Clélia Cohen, critique et documentariste

C’était une sortie culturelle, et beaucoup voyaient probablement pour la première fois une femme se caresser et (avoir l’air de) jouir à l’écran, ce qui n’est quand même pas rien. Certaines ont même appris que c’était possible en voyant Emmanuelle ! Tout cela quelques semaines à peine après l’élection de Giscard à la présidence, marquée par une volonté d’ouverture après les années Pompidou.”

Lorsque Valéry Giscard d’Estaing est élu président de la République en mai 1974, il incarne une droite libérale, au sens classique, et décide avec son secrétaire d’État à la Culture Michel Guy d’autoriser la sortie de films sexuellement explicites. La situation dure un peu plus d’un an, avant la promulgation de la loi X taxant le porno, qui le ghettoïsera. Emmanuelle n’est pas un film hard mais profite de cette atmosphère permissive, alors que son producteur se bat depuis plusieurs mois contre la commission de censure. Finalement, des coupes minimales sont exigées et la sortie a lieu avec une simple interdiction aux moins de 18 ans.

Quand le sexe envahit les salles

Le moment est spécial, comme le rappelle Jean-François Rauger, historien du cinéma, critique et directeur de la programmation de la Cinémathèque française. “Le sexe envahit littéralement les salles, il ne reste plus un cinéma qui ne passe pas un film de cul ! Des grands circuits s’en emparent, même UGC passe des pornos. Dans un contexte de baisse des entrées, la liberté règne parce qu’elle rapporte de l’argent.”

Juste après Emmanuelle, Exhibition de Jean-François Davy réunit 3,5 millions de spectateur·rices devant un mélange arty de documentaire (l’actrice pornographique Claudine Beccarie est interviewée) et de séquences frontales. “Je préfère faire un film comme ça que de tourner un film parce que j’ai baisé avec le producteur”, dit la comédienne dans un moment stupéfiant. Sort aussi le formidable Change pas de main, film d’auteur comprenant des scènes de X signé Paul Vecchiali, parmi d’autres.

Le 7 mars 1975, à Paris. © AFP

Par sa visibilité hors norme, Emmanuelle se retrouve érigé en symbole des réformes sociétales de Giscard, comme l’explique Jean-François Rauger : Emmanuelle, c’est l’image de la France plus libérée que promet le Président, avec la majorité à 18 ans, le divorce par consentement mutuel… Dans un documentaire, Giscard descend les Champs-Élysées un 14 Juillet et passe devant un cinéma avec le film à l’affiche…”

Si Emmanuelle fait partie du paysage français des seventies coquines, il attire aussi l’attention par sa respectabilité, comme s’il rassemblait les audaces du moment tout en incarnant une idée des limites. Son réalisateur Just Jaeckin a mis en avant le fait qu’il avait d’abord refusé la proposition, craignant de devoir réaliser un porno. “Sa mise en scène joue du caché, utilise beaucoup de voiles”, relève Clélia Cohen.

“Le film représente une sorte de pas en arrière puisque, au même moment, on peut voir des gens qui copulent réellement”

“Just Jaeckin incarne une forme de justification, de caution, poursuit Jean-François Rauger. L’érotisme fait alors partie des goûts sophistiqués, comme on aime la mode et la photographie. Choisir un photographe de mode reconnu comme Jaeckin, c’est placer le film dans une modernité de l’époque. Pour moi, Emmanuelle est presque déjà un film post-pornographique.

L’histoire du cinéma commercial est alors celle d’un lent dévoilement des corps via le recul de la censure, mais aussi d’une lente approche de l’acte sexuel rendu visible. Le film représente une sorte de pas en arrière puisque, au même moment, on peut voir des gens qui copulent réellement : ‘Vous savez que les gens peuvent baiser au cinéma, mais nous, on ne va pas vous le montrer, la salle d’à côté s’en chargera.’ Cela m’a toujours fasciné. C’est un film gentil, Emmanuelle.”

Sylvia Kristel, icône tragique

Gentil, probablement, mais anodin, certainement pas : le phénomène agite tous les segments de la société. “Mes parents, militants d’extrême gauche, n’envisageaient même pas d’aller le voir car il était jugé trop mainstream et bourgeois, explique Clélia Cohen. Chez les féministes, une majorité trouvait que ce produit commercial n’était pas digne d’intérêt et véhiculait une image dégradante des femmes, d’autres appréciaient sa prise en compte du plaisir féminin. Ce que j’aime dans Emmanuelle, c’est qu’il parvient à insérer justement un récit d’émancipation dans un cadre plus formaté. Qu’on le veuille ou non, et on peut le prendre dans tous les sens, c’est avant tout l’histoire d’une femme qui décide d’explorer sa sexualité.”

Cette femme est incarnée par Sylvia Kristel, dont rien n’a jamais pu empêcher qu’elle soit considérée comme l’étoile d’un seul rôle. “Elle n’en est jamais vraiment sortie, alors que c’était une très bonne actrice qui a eu des déboires personnels par la suite, raconte Jean-François Rauger. Elle a poursuivi une petite carrière, principalement dans l’érotisme et les suites d’Emmanuelle, même si elle a tourné un Chabrol, Alice ou La Dernière Fugue [1977]. Tout cela a duré dix ans, pas plus.”

Sylvia Kristel dans “Emmanuelle”. © Everett/Aurimages

Dans son documentaire, Clélia Cohen résume l’affaire d’une belle formule : “Son destin d’actrice était, peut-être, de libérer les femmes en s’emprisonnant pour toujours.” Cette forme de tragédie, avec des conséquences bien réelles sur sa vie remplie d’excès et d’abus – l’actrice néerlandaise est morte seule en 2012, à l’âge de 60 ans, des suites de plusieurs cancers –, rend la vision d’Emmanuelle aujourd’hui particulièrement émouvante et simultanément difficile, tant l’apogée d’une actrice de 21 ans y est palpable, tout comme sa résistance plus ou moins formulée et la distance avec laquelle elle fait malgré tout corps avec son personnage, les yeux dans le vide, pure surface sur laquelle les autres ont eu le loisir de se projeter.

“Pour moi, le mythe Emmanuelle hier et aujourd’hui, c’est avant tout Sylvia Kristel, ajoute Clélia Cohen. Le choix de ce physique totalement moderne, cheveux courts, longiligne, presque androgyne, et surtout sa grâce et son opacité, le mystère qu’elle semble garder pour elle tout au long du film (et de ses suites !) font mouche. Au départ, elle ne parlait pas français, donc beaucoup de ses dialogues ont été appris et prononcés phonétiquement. Cela lui donne une distance avec ce qu’elle dit et vit qui rendait François Truffaut fou.” Sylvia Kristel n’a pourtant jamais tourné avec le réalisateur de La Nuit américaine.

Le retour d’Emmanuelle attendu à la rentrée

Où a été sa liberté ? La question se pose encore aujourd’hui. Alors que le film fête ses 50 ans, on attend pour le début d’automne la sortie d’un nouvel Emmanuelle, réalisé par Audrey Diwan (lauréate du Lion d’or à la Mostra de Venise, en 2021, pour L’Événement), avec Noémie Merlant dans le rôle-titre. Jointe alors qu’elle met la dernière touche à son long métrage, la cinéaste quadragénaire rapproche Sylvia Kristel d’une autre actrice du cinéma français et européen des années 1970 à la trajectoire météorique, Maria Schneider, héroïne du Dernier Tango à Paris de Bernardo Bertolucci.

“J’ai l’impression, devant les deux films, que quelque chose est en train d’échapper à ces femmes. Il y a dans ce qu’elles dégagent un abandon qu’elles n’ont pas forcément choisi ou compris. J’ai le sentiment de le voir dans leurs yeux et cela me bouleverse.” La réalisatrice prend ses distances avec le film culte de Just Jaeckin. “Mon expérience d’Emmanuelle a été brève, je suis tombée dessus adolescente, mais je ne l’ai pas vu en entier.

Noémie Merlant, la nouvelle Emmanuelle. © Pathé

J’entends ce rapport à l’objet de culte, l’image d’Épinal de la femme mystérieuse dans un fauteuil de rotin [absente du film, la célèbre image de l’affiche est issue d’une séance photo par Francis Giacobetti pour le magazine Lui]. Mais si la jeune fille est le sujet d’Emmanuelle, le film, réalisé par un homme, ne s’adressait pas à moi, ne cherchait pas à me parler.”

À l’origine du désir de mettre en scène une aventure d’Emmanuelle, Audrey Diwan évoque plutôt le roman d’Emmanuelle Arsan, dont le film de Just Jaeckin s’inspirait déjà. “Quand j’ai lu ce livre, il y a quelques années maintenant, j’ai été surprise par la différence de nature entre les œuvres. Le livre use de représentations problématiques – sexuelles, colonialistes, sociales –, néanmoins l’héroïne existe en tant que sujet dans sa quête de plaisir. Le texte m’a intéressée à cet endroit-là.”

Le livre comme source d’inspiration

Paru pour la première fois en France en 1959 sans nom d’auteur·rice ni éditeur, circulant sous le manteau puis finalement édité en 1967 chez Éric Losfeld, le livre Emmanuelle conserve une aura, d’abord liée à l’ambiguïté sur l’identité de qui l’a écrit. Emmanuelle Arsan est en effet un pseudonyme, choisi par Marayat Bibidh-Virajjakar, issue de la haute société thaïlandaise, mariée en 1956 à Louis-Jacques Rollet-Andriane, un diplomate français.

En plus de ses activités d’autrice (une vingtaine d’ouvrages jusqu’à son décès en 2005), cette femme née en 1932 connaît une brève carrière d’actrice. Sous contrat avec la Fox, elle joue notamment dans La Canonnière du Yang-Tsé (1966) de Robert Wise, aux côtés de Steve McQueen.

Selon Camille Moreau, qui a publié récemment Emmanuelle Arsan – Biographie d’un pseudonyme (La Musardine), le livre a probablement été écrit à quatre mains entre mari et femme, ce qui n’exclurait pas la participation de personnes issues de leur cercle amical et intellectuel. Le résultat n’a rien d’une bluette sentimentalo-sexuelle, mais ambitionne de renouveler le genre, comme un manuel de vie où l’érotisme tiendrait lieu de morale.

Page de portraits de Marayat Rollet-Andriane, alias Emmanuelle Arsan, annotés au dos par Pierre Molinier. © Pierre Molinier/Drouot

“La loi nouvelle, la bonne loi, proclame simplement qu’il est bel et bon de bien faire l’amour, et de le faire librement ; que la virginité n’est pas une vertu, le couple une limite ni le mariage une prison, que l’art de jouir est ce qui importe.” C’est le personnage de Mario, l’initiateur âgé d’Emmanuelle, qui s’exprime lors d’une longue discussion. “Cela dure 100 pages et les questions sont fortes, note Audrey Diwan.

Quand j’ai pensé au film que je souhaitais réaliser, je me suis demandé : est-ce que l’érotisme existe encore ? À un âge où on dit tout, la restriction passant par le cadre serait-elle capable de faire naître une histoire ? J’ai commencé à me poser des questions sur le caché et le montré dans nos sociétés. Je pensais au plaisir d’entrevoir. Dès l’écriture, j’ai aussi interrogé la pulsion scopique, ce désir qui vient par l’œil. J’ai eu l’impression que le chemin d’Emmanuelle et mon chemin vers le film étaient imbriqués : comme une initiation partagée, dont nous serions le sujet et non l’objet.”

Comment montrer la jouissance

Dans le nouvel Emmanuelle, l’héroïne vit comme retranchée du monde et d’elle-même, et travaille dans un hôtel de luxe à Hong Kong. “Son métier, c’est le contrôle qualité, révèle Audrey Diwan. Elle vérifie que l’expérience des clients est optimale, qu’ils jouissent au mieux de leur séjour, avec des codes couleur en fonction de leur satisfaction. Mais c’est une jouissance fabriquée, capitaliste, organisée et notée. Jouir est une injonction, il faut profiter ! Il y a en creux l’idée de la performance que je trouve épuisante. J’ai décidé de raconter Emmanuelle à travers l’expérience d’une femme qui n’en peut plus, ne ressent plus rien.”

Comment quitter le plaisir imposé pour trouver en soi une forme de vulnérabilité, chercher un nouvel angle ? Très placide, presque distant, le film enregistre l’épuisement du désir dans un monde qui court à sa perte, emprisonné par le contrôle, la répétition des gestes, la négation des affects. Emmanuelle, vue par Audrey Diwan, est une femme inscrite dans un décor dont elle pourra peu à peu révéler les failles, les fuites.

“S’emparer du plaisir féminin, représenter l’orgasme, porter à l’image une sensation si intime, c’est une recherche que j’ai menée main dans la main avec Noémie”

“Je crée des parallèles entre l’héroïne et l’hôtel, les deux se doivent d’être parfaits, poursuit la réalisatrice. Cette représentation normée, ces standards qu’impose la société, comment en sortir ?” La quête a eu lieu en duo, Audrey Diwan et Noémie Merlant façonnant ensemble l’exploration de ce personnage trentenaire – dans le film initial, l’héroïne avait seulement une vingtaine d’années –, dont l’histoire sexuelle est déjà bien entamée.

“S’emparer du plaisir féminin, représenter l’orgasme, porter à l’image une sensation si intime, c’est une recherche que j’ai menée main dans la main avec Noémie, afin qu’elle ne s’offre jamais à mon regard. Elle travaillait sur ses sensations sans s’occuper de la caméra. Le personnage d’abord. La quête venait d’elle. Avant chaque scène, nous désignions ensemble ce que nous voulions dire, le sens, la dramaturgie. L’idée bien sûr n’était pas de voler à l’actrice son secret, son intimité. Je pense qu’il y a beaucoup plus à découvrir quand on change de mode de fonctionnement.”

Emmanuelle n’appartient à personne

En cela, le Emmanuelle d’Audrey Diwan doit montrer comme son prédécesseur sa capacité à embrasser les enjeux d’une époque. Elle le fait avec des interrogations radicalement différentes, à un moment où les images sexuelles pullulent, où la question du regard porté structure de nouvelles conversations éclairées par le féminisme, où les réflexions des cinéastes sur la représentation de la sexualité se transforment.

“Souvent, le sexe au cinéma reste théorique. On sait, on voit, mais on ne ressent pas. C’est dur de partager un ressenti. J’essaie de me donner le temps de cette exploration. De voir ce qui se passe quand le désir est cassé, quand on ne ressent plus d’orgasme, et comment décrire ces états. Si on veut sortir du mécanique et de la pornographie, il faut aussi s’intéresser aux moments où ça ne se produit pas.”

On comprend que la question du remake n’est pas pertinente. Ce serait même une leçon de cinq décennies de mythe : Emmanuelle n’appartient à personne. On peut en revanche y voir une forme de concept, un imaginaire, le prénom d’une femme à inventer, la possibilité d’une quête. “C’est important pour moi de dire que mon film n’est pas un remake, confirme Audrey Diwan. À mes yeux, Emmanuelle représente un merveilleux vaisseau. Et l’idée m’amuse, me plaît. Me saisir de ce prénom et suivre mon propre chemin, ça m’allait très bien. Je ne me réempare pas d’un personnage, je crée cette femme de toutes pièces.” 

Emmanuelle d’Audrey Diwan, avec Noémie Merlant, Will Sharpe, Naomi Watts (Fr., 2024, 1 h 45). En salle le 25 septembre.

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