Les syndicats creusois montent au créneau contre le programme de l'extrême droite
« Il y a plus de fâchés que de fachos. » Laurent Margueritat, représentant départemental de la CGT en est persuadé : la victoire du RN aux élections européennes est le symbole d’un vote de colère.
La question des salairesUne colère principalement incarnée par la baisse du pouvoir d’achat, première préoccupation des Français. « C’est ce qu’on a pu constater sur le terrain, les salaires et le pouvoir d’achat, c’est ce qui ressort en premier chez les gens », explique le syndicaliste.
Quand le président du Rassemblement National annonce « supprimer les impôts sur les héritages directs pour les familles modestes et les classes moyennes », l’intersyndicale creusoise rappelle que c’est le même parti « qui a voté contre l’augmentation du SMIC, l’indexation des salaires sur l’inflation ou encore l’encadrement des salaires. »
Sur la question précise des salaires, Jordan Bardella a annoncé lors de sa conférence de presse qu’il permettrait aux entreprises « d’augmenter les salaires de 10 % sans cotisations patronales pendant cinq ans. » Pour l’intersyndicale creusoise, il ne s’agit que d’une « manipulation des cerveaux ». « En clair, ce sont les salariés qui pairaient leur propre augmentation en reniant leurs droits », argue Solen Marche, secrétaire départementale de la FSU.
En somme, ce sont l’ensemble des mesures du programme du Rassemblement National que l’intersyndicale dénonce en alertant sur « l’imposture sociale » qu’il incarne.
Vincent Faure