Les sénateurs du Puy-de-Dôme s'inquiètent d'un amendement visant le déremboursement des cures thermales
Thomas Mesnier, député Horizons de la Charente, a déposé un amendement à l’Assemblée nationale qui pourrait mettre en danger l’activité thermale. Évidemment, rien n’est fait. Des amendements déposés au cours de l’examen d’une loi de finance, il y en a plus d’un. Mais la menace est suffisamment grande pour que le sénateur PS du Puy-de-Dôme, Jacques-Bernard Magner, sonne l’alerte.Ce projet conditionnerait le remboursement des cures thermales à l’évaluation de leur Service médical rendu (SMR) par la Haute Autorité de santé (HAS).
« Il s’agit là d’une attaque frontale contre les 113 établissements thermaux français, les 100.000 emplois qui en dépendent, et les 600.000 curistes », explique le sénateur qui en appelle à la mobilisation de tous (élus, acteurs économiques et sociaux, associations de malades) pour peser sur la majorité présidentielle et le gouvernement.
"Outre leurs vertus thérapeutiques, les cures thermales sont génératrices d'emplois locaux non délocalisables."
Lors de la dernière session du Conseil départemental, Éric Gold, sénateur du Puy-de-Dôme, a demandé à l’assemblée de se positionner : "Cet amendement pourrait avoir comme conséquence la baisse de la prise en charge de certaines cures et impacterait alors considérablement les cinq stations thermales puydômoises, déjà fortement touchées par la crise sanitaire des deux dernières années, explique le sénateur.Les thermes du Mont Dore en juin 2022. Photo : Thierry Lindauer
Une motion commune à tous les groupes du conseil départemental, portée par la voix de Karina Monnet, présidente de « Proximité et Territoires » a été votée, demandant solennellement au gouvernement de ne pas retenir cet amendement".
Franck Charvais