La French Run : le parcours d'un ancien champion de France jusqu'au made in France
La French Run : en choisissant le nom de sa marque, Antoine De Wilde a mixé son activité et son ambition.Allonger sa foulée en portant du bleu-blanc-rouge, tel est le credo de cet ancien champion de France de cross et 3.000m steeple, basé à Nevers.S’il propose les marques internationales de chaussures (On, Hoka…), il a fait le choix de la production française (comme Veets).Dans sa boutique, des produits estampillés la French Run, ou élaborés en collaboration avec d’autres marques.Du made in France dont le champion estime qu’il ne s’agit plus d’une niche, mais bel et bien d’une prise de conscience des clients, « de plus en plus sensibilisés ».« Certains n’hésitent pas à mettre 10 ou 15 € de plus pour savoir où et par qui les produits ont été confectionnés », lance-t-il.« Les clients souhaitent raccourcir les circuits de distribution. Savoir que, par leur achat, ils maintiennent de l’emploi en France ». Et permettent, aussi, la reconquête d’un savoir-faire parfois perdu.Clara (qui participe, aujourd’hui à Valence en Espagne à son premier semi-marathon) est une fidèle cliente de la French Run. Cette Neversoise de 27 ans, “exilée” à Paris pour le travail, apprécie le concept d’Antoine De Wilde.« Comme beaucoup, quand j’ai commencé à courir, j’ai acheté des produits basiques, dans de grandes enseignes. Puis, j’ai voulu me diriger vers une boutique spécialisée. Je voulais les conseils d’un expert. L’engagement et la personnalité d’Antoine De Wilde ont compté dans mon choix. C’est quelqu’un qui s’engage pour son territoire, en organisant des événements dans la Nièvre. C’était important pour moi de savoir que la French Run, ce n’est pas seulement une boutique ou une marque ; mais un concept global qui porte des valeurs ».Valentin, qui se revendique comme un ancien « pur produit Nike », fait également confiance à la French Run et au made in France. « Je veux pouvoir porter un article de qualité et connaître les conditions de travail de ceux qui l’ont conçu et produit », avance ce runneur de 27 ans, « j’ai la chance de pouvoir mettre un peu plus d’argent dans mes achats et, d’ainsi, contribuer à l’économie locale ».Quand Clara s’élancera, aujourd’hui, pour courir 21 km, elle sera « quasiment habillée de la tête aux pieds par la French Run. Le made in France est important, mais il faut être assez alerte sur le “vrai” made in France et le “faux” ; pour certains, c’est uniquement un argument de vente ».Le runneur, consommateur comme un autre, se doit d’éviter les pièges du marketing. Comme il doit savoir gérer son effort.