Pour les soldes, un démarrage « très calme » dans le centre-ville d'Aurillac (Cantal)
On ne dirait pas, mais les soldes ont démarré, mercredi 12 janvier. « Cette semaine a été très calme », constate Nathalie Viars, la responsable d’Ambiance et Styles, magasin pour la table, la cuisine et la décoration situé place du Square, à Aurillac. « On vend des soldes, oui. Mais pour un samedi, je ne trouve pas qu’il y ait grand monde. Ce n’est pas la folie », euphémise-t-elle.
Rue des Frères, dans la boutique de prêt-à-porter féminin Suite.341, qui vend les marques Sandro, Maje et Claudie Pierlot, le constat est déjà plus optimiste. « Personnellement, je ne ressens pas forcément davantage de baisse. Dans l’ensemble, cela reste correct », estime Lorette Levassort.
« Nous sommes sur du moins 20 % de trafic. On subit »Avant le 12 janvier, jour de début des soldes, la commerçante a lancé son année par deux semaines de ventes privées, qui gagnent en importance, ici comme ailleurs. Et puis les clientes ont continué à pousser la porte du magasin. « Sans vouloir fanfaronner, vendredi, j’ai fait ma plus belle journée de la semaine », illustre Lorette Levassort.
« Le télétravail a une incidence, bien sûr, mais pour l’instant, cela se gère. Après, il faudra faire le bilan en fin de soldes… »
Chez Blue Box, chaîne de prêt-à-porter mixte, les jeans ne s’arrachent pas. « Avec le télétravail, quand vous passez trois semaines chez vous, ce sont trois semaines pendant lesquelles vous n’êtes pas en ville », observe Franck Clochard, responsable du magasin de la rue Victor-Hugo. D’après lui, avec l’épidémie de Covid et le variant Omicron, « les gens sont indécis et dans l’incertitude ». Évidemment, cela n’aide pas à écouler les stocks.
« C’est très calme »Résultat : « peu de fréquentation. C’est très calme », résume-t-il, tout en mettant en avant « un changement de consommation des gens, qui vont malheureusement acheter sur internet » et sont non-stop « sollicités » par des offres qui s’accumulent durant l’ensemble de l’année, ou presque.
« Le contexte ambiant est pesant. »
Chez Jules, autre chaîne de prêt-à-porter pour hommes, dans la rue des Frères, Sandra Caldayroux a chiffré sa baisse de fréquentation : « nous sommes sur du moins 20 % de trafic. On subit, concède-t-elle. On essaie de garder le moral, mais le contexte ambiant est pesant. Il y a une appréhension générale et ça se comprend. Je pense que c’est vraiment ce qu’on entend dans les médias qui joue contre nous. » En clair, il n’y a pas foule et « c’est flagrant ».
Claire Chatonnier, la coprésidente de Cœur aurillacois (l’association des commerçants du centre-ville) le confirme : « Même si cela reste variable d’une boutique à l’autre, la fréquentation est très basse ».
Romain Blanc
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