Le groupe Corrèze à gauche veut être "associé" au débat des élections législatives
« Le groupe Corrèze à gauche donnera son avis et souhaite être associé aux désignations avec les partis de gauche ».Bernard Combes, conseiller départemental, maire de Tulle, ex-PS, pose le sujet alors que la présidentielle et les législatives se rapprochent. Lui et ses collègues de Marbot ont « une ambition légitime », tirée de leur succès aux Départementales, et ne veulent pas être « évincés » du débat.
Il y aura besoin de gauche au parlement, observe l’ancien socialiste.
Les dix élus d’opposition (dont trois seulement sont encartés au PS, Sébastien Duchamp, Sonia Troya, conseillers départementaux d’Argentat ; et Pascale Boissiéras, conseillère de l’Yssandonnais) tendent la main à tous ceux qui ont des valeurs communes de gauche. Ils souhaitent entamer des discussions avec les autres partis EELV, PCF, France insoumise… mais aussi élus de gauche, associations, citoyens.
"Jouer la carte de l'union"La minorité veut parler des échéances et jouer « la carte de l’union qui pourrait fonctionner ». Mais qu’est-ce qui pourrait faire que, cette fois, l’union fonctionnerait alors qu’elle n’a pas su se mettre en place aux dernières Départementales, les divergences poussant même Bernard Combes à abandonner son rôle de négociateur du PS face aux critiques du PCF ? Rien, si ce n’est une bonne volonté affichée pour reconquérir le peuple de gauche.
Comment se ferait la désignation des candidats ? Rien n’est avancé. Il faut commencer par discuter et « travailler dans la concorde ».
La gauche veut "retrouver des couleurs"Le groupe Corrèze à gauche veut participer aux désignations, mais aussi contribuer aux idées. Revalorisation des aides à domicile, amélioration du parcours de formation tout au long de leur carrière, implication des propriétaires forestiers dans la gestion de leur forêt comme enjeu de préservation des espaces naturels et de développement du tourisme, mais aussi mobilité ferroviaire sur le territoire sont autant d’exemples avancés par Stéphanie Vallée (conseillère départementale de Sainte-Fortunade).
« Il ne peut pas y avoir de candidat qui ne s’engage pas sur l’amélioration de la desserte POLT et sur la ligne Brive-Bordeaux », prévient Bernard Combes sur ce point sur la même longueur d'onde que son homologue briviste Frédéric Soulier. Bref, la minorité prépare l’avenir et veut « retrouver ses couleurs », conclut Émilie Boucheteil (conseillère départementale de Naves)
Laetitia Soulier