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30 ans requis pour les tentatives de meurtre et d'assassinat d'Yzeure (Allier) en 2017

Après deux jours de débats, l'étude des faits « laisse encore place au frisson, à la méfiance, à la défiance même, à l'effroi », commence Raphaël Sanesi de Gentile, avocat général. Ce mercredi 5 mai, il a requis 30 ans de réclusion criminelle à l'encontre d'Amine Bathiky, jugé en appel, condamné à 25 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de l'Allier en juin 2020.

Pour la première victime, un jeune garagiste qui sortait du travail, extrait de son véhicule à un feu rouge et poignardé à dix-sept reprises, Me Carole Grellet a regretté le comportement de l'accusé. « Il se trouve des excuses. Il s'est dit possédé, il ne donne pas plus d'explication. C'est un peu juste... » Pour la seconde victime, une dame de 77 ans, surprise chez elle par son agresseur, qui a tenté de lui scier le cou, Me Dominique Jean Lardans a regardé les jurés, droit dans les yeux :

Puisqu'il a gâché la fin de vie de ma cliente, la cour et les jurés peuvent bien, à mon sens, lui gâcher une bonne partie de sa jeune vie.

Revenir sur ces réquisition, c'est revenir sur toute la journée d'audience avec l'audition de la famille de l'accusé, le matin. À Montluçon, en première instance, la mère et une soeur étaient absentes, la deuxième soeur était restée saisie par l'émotion. Il n'y avait trace d'elle que dans les témoignages recueillis juste après l'arrestation du mis en cause, où elles décrivaient ses coups de colère, ces violences, ces objets jetés contre les murs la nuit, ses insultes, et ses étrangetés : il se lavait dans le noir, lavait son linge dans le noir...

Devant la cour, le témoignage est plus nuancé. Tous évoquaient alors la maladie qu'ils soupçonnent chez l'accusé, mais elle était noyée dans le flot de souvenirs. À Aurillac, elles développent l'idée de la maladie tandis que l'accusé a répété à l'envi, la veille, qu'il était « possédé » lors de ses passages à l'acte.

La question de la religion. Le premier jour, la cour a vu une tension monter entre Raphaël Sanesi de Gentile et Mohamed Khanifar sur la possibilité que les crimes aient un mobile religieux : le jeune homme était surveillé par sa mère, qui lui avait confisqué son ordinateur, et par les renseignements territoriaux, qui n'avaient rien trouvé. Ce mercredi, l'accusé a accepté de parler de cette intimité – il s'y refusait jusqu'alors – levant des zones d'ombres, reconnaissant être musulman pratiquant sans être radicalisé. Ce sont d'ailleurs les derniers mots qu'il a prononcés avant le départ du jury en délibéré : « Si j'avais été du djihad, je l'aurais dit tout de suite, et je n'aurais pas fait appel. » 

« Mon fils était malade et je ne m'en suis pas rendu compte », explique la mère. « Il n'arrivait pas à se rendre compte de ce qu'il fait », continue une soeur. Elles racontent l'enfance, avec un père violent, alcoolique. Elles disent avoir alerté leur médecin généraliste après des violences, demandé une hospitalisation d'office qui n'est jamais venue.

L'expertise psychiatrique

Elles sont présentes, mais il y a un absent à cette audience : l'expert psychiatre, qui a rencontré l'accusé en 2018, au début de son incarcération. Le document qu'il avait rendu, alors qu'Amine Bathiky n'était accusé que de la tentative d'assassinat sur la vieille dame et qu'il n'était pas traité, ne lui trouve pas d'irresponsabilité pénale.

Pour l'expert, l'homme a un « profil psychopathique », il présente une « dangerosité psychiatrique importante », qu'un « traitement peut atténuer sans faire disparaître ». En clair :

La seule réponse possible qui peut revêtir du sens, c'est une action judiciaire de défense sociale.

Il n'est pas là pour expliciter ses propos d'alors, tandis que Me Khanifar, en défense, note les améliorations de son client : il a un traitement, se tient beaucoup mieux en prison après des premiers mois très difficiles. En partant de là, Raphaël Sanesi de Gentile a mis l'emphase sur la violence des faits, ces deux victimes « qu'il est allé chercher » pour « se défouler, exulter cette haine qu'il a en lui » : « Il n'y a de place en lui que pour l'expression d'une pulsion, en l'occurence d'une pulsion criminelle [...] dans la révolte, dans l'opposition avec l'être humain. »

« On ne parle que du désastre qu'il a commis, a hurlé Me Khanifar en défense. Vous n'avez pas dit un mot de cet enfant, de cet adolescent, de sa construction. [...] Vous vous êtes fait aveugler. » Il a regretté les réquisitions, s'est radouci, a parlé du traitement, de son client, demandé un suivi sociojudiciaire. « Il a fait un bon bout de chemin, déjà. 20 ans de réclusion criminelle, c'est trop, 30 ans, ce n'est pas adapté, c'est l'émotion. [...] Je crois que cette famille, qui a contribué à l'oeuvre de justice, peut être accompagnée. »

Pierre Chambaud

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