Trois mesures de la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour soulager les soignants à l'hôpital et dans les Ehpad
« Lors de la première vague de l’épidémie, nous avions constaté un manque cruel de matériels pour faire face au Covid-19. Aujourd’hui, la situation est extrêmement alarmante dans notre région parce que le personnel soignant est épuisé. Le pic de l’épidémie est encore devant nous et nous avons un devoir de solidarité envers ces effectifs très éprouvés dans les hôpitaux et les maisons de retraite », a expliqué Laurent Wauquiez.
Jusqu’à 5.000 personnes mobiliséesPour soulager ce personnel soignant en première ligne face à la deuxième vague de l’épidémie, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes vient d’annoncer un plan régional de renforcement des effectifs soignants. Élaboré avec l’Agence régionale de santé (ARS), Pôle emploi et la Préfecture de région, ce dispositif s’appuie sur trois mesures pour mobiliser jusqu’à 5.000 personnes.
4.000 étudiantsLe plus important contingent, jusqu’à 4.000 personnes, proviendrait des écoles d’infirmiers et de kinésithérapie. Les structures dans le besoin pourront ainsi faire appel à quelque 3.500 élèves infirmiers de deuxième année (dont le cursus correspond à une équivalence d’aide-soignant) et 500 élèves masseurs-kinésithérapeutes qu’elles embaucheront avec un contrat à durée déterminée allant jusqu’à un mois.
600 professionnels qui mettent entre parenthèse leur formationLa deuxième mesure, opérationnelle depuis la semaine dernière, a permis de rapatrier 600 professionnels immédiatement opérationnels en suspendant pendant deux mois les formations continues.
« Dès que la crise sera finie, la formation pourra reprendre immédiatement sans impact sur leur rémunération ni sur leur validation des acquis »
400 demandeurs d'emplois bientôt formésEnfin, la Région a intensifié son partenariat avec Pôle Emploi. D’abord pour le financement des formations des demandeurs d’emploi ayant choisi de se tourner vers le métier d’aide-soignant. Ainsi, 400 demandeurs d’emploi ayant eu recours à ces formations suite à la première vague de Covid-19 pourront être opérationnels.
Également, 3.000 infirmiers et 500 médecins inscrits à l’assurance-chômage ont été contactés. Parmi eux, 500 infirmiers et 50 médecins pourraient être mobilisables immédiatement en renfort.
Alors que se profilent « quinze jours à trois semaines absolument décisifs », selon le président de Région, reste à savoir si ces mesures seront suffisantes face au pic qui s’annonce.
Au-delà de ces mesures d’urgence, la Région a souhaité « être plus efficace sur le long terme » en négociant avec le Gouvernement l’augmentation de 10% des places en écoles d’infirmiers qui permettrait d’obtenir 200 à 300 places supplémentaires en Auvergne-Rhône-Alpes.
Maud Turcan